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BULLETIN ADFE-GRECE
Athènes Janvier-Février-Mars 2004 |
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Le vote de la loi sur l’interdiction du port d’insignes religieux, notamment à l’école, tombe à un bien mauvais moment. Beaucoup ont même profité de l’occasion pour accuser le gouvernement Français d’être raciste. Quel est l’intérêt de la France laïque dans cette affaire? Faut-il vraiment aller jusqu’au bout de la logique d’exclusion ? Car finalement le résultat de tout cela sera l’exclusion de filles musulmanes de l’école et la tentation à chaque instant de la part de celles d’entre elles qui ne portent pas de voile de prendre ce prétexte pour décrocher à la moindre difficulté avec une excuse recouverte de noblesse, de cette noblesse que procure le voile devant les ventres en l’air. Il n’en faut déjà pas beaucoup aujourd’hui pour tomber dans n’importe quel extrémisme. Et voilà une occasion de plus, et de taille ! Bien sûr, les Talibans, chez eux, avaient réussi à exclure la totalité des filles de l’école. Avec l’aide des intéressées, le gouvernement Français fera sa petite contribution en maintenant des petites musulmanes à la maison. La loi est faite, disent en substance ses tenants, pour frapper ceux qui obligent les filles à se voiler, mais elle frappe d’abord les victimes, sans compter celles qui ne le sont pas. On n’a jamais entendu parler jusqu’ici d’une loi frappant les gens pour les protéger d’autrui, ou alors en vue d’une guerre humanitaire…
Dans cette affaire, le voile « islamique » est bien peu de tissu pour faire chanceler la République Française. C’est le libéralisme qui la met en danger, car la République (la res publica) a effectivement besoin de quelque chose de public. Où est-elle cette chose publique ? A la Bourse de Paris ou à celle de New York ? Il est malhonnête alors d’accuser ceux qui, de quelque conviction qu’ils soient, recherchent dans la tourmente quelque chose de stable, des repères, un sens. On ne peut pas avoir foi au marché, sauf à l’identifier à la déesse Kali peut-être, mais alors la République laïque n’a plus de sens.
A propos de sens, pendant qu’on laisse aux intellectuels l’os du voile à ronger, que devient la loi supprimant le contrat à durée indéterminée ?
La rédaction
Sommaire Page
1 : A la une - nos rencontres. Page
2 : Pour un bon environnement - Informations
sur la protection sociale - La création du nouveau parti de la gauche
européenne Page
3 : Petites annonces de la rédaction Page
4 : Nouvelles d’ATTAC ; Rédaction Frédéric
BENDALI : 210 69 98 132 frej@e-free.gr
Tiana
KRAUSS : 210 36 11 518 tjana@otenet.gr Contacts avec l’ADFE-Grèce Chantal PICHARLES :
210 60 13 848 manuchan@otenet.gr Elisabeth
CHALKIADAKIS : 210 61 25 061 ebourdon@hol.gr
Bernard
JENKINS : 210 65 11 163 bjenkins@ote.gr
Hélène
TSIPOURIDOU: 697 77 77 825 Françoise AVGERI:
Thessalonique: 2310 31 10 83
Nos rencontres
Notre dernière rencontre eut lieu le Jeudi 5 Février à la taverne de Kaisariani « To kelari tou gatou ». C’était sympa, mais il y a du monde après 10 heures !
La prochaine est prévue pour le jeudi 18 mars. Le lieu reste à définir et sera transmis par mail et téléphone
dés le 12 mars.
Pour un bon environnement!
Notre inventif Président de la République a découvert que vivre dans un bon environnement était un droit de l’homme aussi fondamental que les autres et cherche à le faire reconnaître par notre constitution – rien que ça - … sous forme de charte, a sa manière…de consulter le peuple pour les choses sérieuses…sans référendum bien sûr.
Sauf le premier des 10 articles actuellement proposés, lequel assène gravement que « chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et favorable à sa santé », presque tous les autres sont des devoirs, un tantinet vagues et triviaux, mais dont on peut penser qu’un Perben III viendra rapidement préciser l’interprétation (et l’utilité ?) légale et policière.
Dire qu’on se moquait des fascismes où « tout ce qui n’est pas obligatoire est interdit » et réciproquement !
Respirer n’étant pas interdit, nous deviendrons sans doute de plus en plus nombreux à regretter un smog un peu délétère à notre environnement « préservé et amélioré » (article 2).
Bernard
Informations
sur la protection sociale
Régime de couverture sociale d'un associé dans une entreprise de droit local
Un ressortissant communautaire détenant des parts dans une société de droit grec (SARL, SA) doit en principe s'inscrire à la caisse d'assurance professionnelle correspondante: TEVE pour les professions indépendantes ou TAE pour les entreprises commerciales.
Toutefois, s'il réside en permanence dans son pays d'origine et reste couvert par sa sécurité sociale, il peut demander à être exonéré des cotisations à la caisse grecque.
Deux cas sont possibles:
- Si le demandeur n'est pas salarié, il lui suffit de produire le formulaire E 101 à la caisse grecque.
- Si le demandeur est salarié, il doit s'inscrire à la caisse grecque (en versant la somme de 100 euros) mais peut demander l'exonération des cotisations mensuelles auprès de sa sécurité sociale. Cette demande est par la suite transmise au Ministère grec du travail et de la Sécurité Sociale qui accordera l'exemption.
Marie-JO
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La création du nouveau parti de la gauche européenne
§ - Le samedi-dimanche dernier –14 /15 février 04- un certain
nombre de partis de la Nouvelle Gauche se sont retrouvés à Athènes malgré les conditions climatiques
défavorables –d’ aucuns n’ont pu cependant toucher le sol grec et sont repartis
dans leurs avions vers des pistes moins verglacées !- pour rediscuter de
ce fameux parti européen de la gauche (les Verts sont en train de fabriquer
leur parti, les Sociaux-démocrates et /ou socialistes ainsi que la droite
ont un parti européen chacune il n’ y a que les « communistes
orthodoxes » type KKE et ceux de la « nouvelle gauche » qui n’ ont que leur groupe parlementaire (le
GUE) et chacun de son côté des rencontres internationalo-européennes plus ou
moins « formelles » de crainte d’avoir l’air de reconstituer une
Internationale de quelque No que ce soit (La 4ème de la série étant
celle des Trotskystes dont on n’a plus vraiment de nouvelles…).
Allons,
bon, ça y est ! Ils ont adopté des Statuts et fixé de se retrouver au
début du mois de mai pour déclarer créer le nouveau parti de la nouvelle
gauche !
COMMENTAIRES
=
-
Ils n’ont pas choisi le premier Mai tout de même, il est réservé aux ouvriers
et /ou aux travailleurs manuels et intellectuels ; comme il vous
plaira mais… bon , ils ne se sont
pas risqués d’ utiliser une date aussi symbolique mais fleurant bon le
« mouvement ouvrier et communiste » vieux jeu où plane encore, parmi
quelques autres, l’ ombre moustachue du sauveur devenu épouvantail… j’ ai bien
entendu nommé Staline !
Depuis
le temps qu’on s’esquinte à le contourner celui-là, à vouloir le gommer…
-incontournable ! ne serait-ce qu’ à cause de STALINgrad, même si la ville
a changé de nom depuis, la VICTOIRE RESTE !
Ne nous éloignons pas de notre sujet :
-
Le nouveau parti, « le grand
parti de la gauche paneuropéenne » disait dimanche soir un journaliste sur
je ne sais plus quelles ondes radio avec des accents enthousiastes et.., je
vous avoue, que je me suis sentie transportée trente et quelques années en
arrière où le grand timonier faisait la
grande révolution culturelle prolétarienne etc…. –ceux qui ont l’âge doivent
bien s’en souvenir un peu…on disait la GRCP…
-
Le fait est que je ne suis pas du
tout persuadée que cette « création » soit une bien grande
révolution…
Voici pourquoi :
-
à ma connaissance AUCUN des
« créateurs » de ce parti n’a procédé à une quelconque consultation
de sa base préalable encore moins de ses sympathisants, amis, lecteurs de ses
publications pour savoir ce que « la base » attend d’un parti
EUROPEEN de la nouvelle gauche
d’ailleurs
LA DITE BASE EST POUR LE MOMENT E X C L U E DE TOUTE PARTICIPATION A LA
VIE DE CE PARTI
Car en fait IL N’ Y AURA P A S
dans un premier temps (combien ???) DE MEMBRES DE BASE DANS CE
PARTI !!!
-
à ma connaissance il ne sera
composé QUE des groupes de salariés ou non-salariés mais envoyés par chacun des
partis créateurs donc plus ou moins « cadres » des dits partis, plus
les élus au Parlement européen, je suppose ;
Avec
ça on nous serine tous les jours qu’il faut être des citoyens de plus en plus
participants, responsables, actifs….quel
beau BARATIN !
On
est bon pour battre le pavé et courir à l’autre bout du monde rehausser les
divers « Forums » à nos
frais, mais si on doit avoir le droit de donner notre avis et de choisir les
dirigeants d’un NOUVEAU parti de la NOUVELLE gauche, ses statuts et son mode de
fonctionnement, pour ne surtout pas parler de sa ligne et de ses
revendications ! –sur des pièces qu’il faudrait bien fournir ! et
SANS l’aide des médias si décriés par ailleurs – alors là ENVOLEES LES BELLES
PAROLES DE DEMOCRATIE. V I V E LE
CENTRALISME et un centralisme surtout pas démocratique !
Pessimiste moi ? Vous rêvez ?
Juste expérimentée et les yeux aussi grands ouverts que faire se
peut :
§ -Je leur laisse une chance de faire leur autocritique et de nous
demander notre avis AVANT mai 2004 !
§ -Je leur laisse une chance –très petite celle-là- de se rattraper en
cours de route surtout parce qu’il y a parmi eux des ex-socialistes qui ont
bouffé du centralisme à grandes cuillérées pas très savoureuses et en sont
toujours à savourer les résultats….
Qui
vivra verra ! CQFD
Tjana
Krauss
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Petites
annonces de la rédaction
§
- Les élections approchent en Grèce comme en France nous vous en reparlerons
bientôt dans un « numéro spécial » !
Nouvelles
d’ATTAC
Nous vous présentons deux articles du courriel
international d’Attac et transmis amicalement par Attac-Grèce.
Le premier texte, de Dominique Plihon, président du
Conseil scientifique d'Attac-France, avec pour titre «Les Etats-Unis et le désordre économique mondial», est paru dans
Politis.
C’est la dénonciation d’ « une source
d'inégalité profonde sur la planète » car « la baisse du dollar
stimule l'économie américaine, les produits américains devenant moins chers, au
détriment du reste du monde. Les Etats-Unis exporte leur chômage à l'étranger
par ce mécanisme monétaire. Pourquoi le Fonds monétaire international n'a-t-il
pas critiqué ces déficits " jumeaux " (budgétaire et extérieur) et
imposé un plan d'ajustement structurel au gouvernement américain alors qu'il
inflige des punitions sévères aux pays les plus pauvres pour des transgressions
moins importantes ? Pour quelle raison le pays le plus riche du monde
pourrait-il vivre au-dessus de ses moyens au crochet du reste de la planète
? ».
Mais « la politique économique des Etats-Unis
est le signe de leur affaiblissement » car, d’abord « l'émergence sur
la scène monétaire internationale de l'euro qui va concurrencer de plus en plus
le dollar », et puis « La Chine, [par exemple, ndlr] qui détient une
grande partie des bons du Trésor américains, peut s'en débarrasser à tout
moment et créer un mouvement de défiance à l'égard des Etats-Unis, ce qui représente
une arme de " dissuasion " redoutable. ».
L’auteur conclut a l’instabilité des relations
internationales actuelles qui « peut mener à des conflits mondiaux »
si l’on regarde ce qui c’est passé dans l’histoire.
A notre avis, l’auteur de cet article a raison de se
méfier de ce que l’avenir nous réserve, vu que les Etats-Unis viennent de nous
révéler en Irak que le moyen qu’ils ont déjà choisi pour sortir de leur crise
sera militaire. En effet, ne tenant économiquement que par le statut du Dollar
en tant que monnaie d’échange et de réserve, ils ont choisi pour renforcer
celui-ci, surtout depuis l’effondrement du bloc de l’Est, une activité
économique nouvelle fondée sur le mercenariat : Les Etats-Unis provoquent des
conflits, de préférence avec des pays petits ou déjà ruines, et génèrent ainsi
un climat de guerre permanent menaçant les activités économiques qui pourraient
se développer dans un climat pacifique et optimiste. Dès lors, la
« sécurité » ne pourrait que provenir de leur protection (moyennant
finances). C’est une méthode éprouvée pour une activité économique basée sur le
gros pistolet, et qui a été élaborée aux Etats-Unis d’ailleurs sous le nom de
racket.
Le deuxième article, de Joseph Stiglitz, ex
Economiste en chef de la Banque Mondiale, ex membre du Cabinet du président
William Clinton, Prix Nobel d'économie en 2001, qui enseigne actuellement
l'économie et la finance à l'université de Columbia, ayant pour titre « Chefs d'Etat odieux, dettes odieuses », paru dans le «Guardian».
Ce texte vient éclairer un aspect des difficultés
économiques des Etats-Unis. En effet, l’auteur, membre de l’establishment
américain, y invite les pays créditeurs de l’Irak, comme la France, a effacer
la dette « odieuse » de ce pauvre pays du tiers-monde, contractée
« par un régime sans légitimité politique, auprès de créanciers qui
auraient dû savoir s'abstenir, les sommes étant souvent consacrées à
l'oppression de ceux-là même à qui on demande ensuite de rembourser les
dettes ». Concrètement, l’auteur propose « un tribunal international
des " faillites ", indépendant des intérêts nationaux, pour se
charger de la restructuration et de l'allègement des dettes et garantir une
juste répartition des charges engendrées []. Les gouvernements et les
banques prêtant des sommes à des régimes oppressifs seraient prévenues qu'elles
risquent de ne pas être remboursées, et les contrats comme les dettes des pays
hors-la-loi seraient ré-examinés après un changement de régime [Avant le
changement, par contre, le peuple opprimé doit rembourser, ndlr]. Les prêts
pour la construction d'écoles seraient autorisés, et la dette correspondante ne
serait pas considérée comme odieuse. On pourrait interdire les prêts pour
l'achat d'armes. Dans certains cas, le tribunal pourrait décider qu'un prêt
destiné officiellement à un usage bénéfique risque fortement d'être employé en
fait à des fins néfastes, et donc
l'interdire».
Cette proposition semble bien provenir d’un pays
désormais solidaire des pays endettés, qui, non seulement a pris conscience que
l’heure du remboursement de sa dette risque de venir un jour, mais qui, en
plus, a hérité des dettes d’un pays envahi. Mais le tribunal proposé par
l’auteur jugera-t-il que les dettes des Etats-Unis sont effaçables ? C’est
aléatoire, vu que l’argent prêté n’a pas servi qu’a la construction d’écoles,
loin s’en faut. Et d’ailleurs, la dette contractée par le gouvernement Bush est
celle d’un gouvernement hors-la-loi internationale, ce qui est mauvais aux yeux
d’un tribunal justement international.

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