BULLETIN

 

          ADFE-GRECE

 

             Athènes

 

Avril-Mai 2004

 

Le Parlement Européen a adopté, il y a à peu près trois mois, une résolution confirmant la participation d’Israël au 6eme programme-cadre de la recherche de l’Union Européenne. Les Verts et certaines formations ont proposé d’exclure ce pays du programme, mais les autres formations s’y sont opposées par 358 voix contre, 56 pour et 14 abstentions. Le rapporteur du Parlement a argué que se passer de la collaboration scientifique avec Israël nous causerait un manque et puis que comme ça les chercheurs palestiniens pourraient aussi y participer … (entre les balles ?). Les programmes-cadres de recherche de l’Union Européenne financent les organismes publics a 100% et les prives à 50%. La participation à ces programmes est sélective. Les consortia proposent des projets de recherche et ils sont sélectionnés par un jury d’experts externes à la Commission pour  leur financement. Peut-être qu’exclure Israël de la participation à ces consortia nous enlèverait effectivement la précieuse collaboration d’excellents chercheurs. Mais si un scientifique européen, tout aussi excellent considère qu’il est injuste de collaborer avec un établissement d’un pays qui ne respecte pas le droit international, les conventions internationales relatives aux peuples occupés, les Droits de l’Homme, et dont le gouvernement est capable d’assassiner un paralytique aveugle à l’aide de deux missiles, ce scientifique devra-t-il ravaler sa morale ou bien devra-t-il s’exclure d’un consortium comprenant un organisme de ce pays ?

Le premier cas est humiliant pour un citoyen Européen et le second est assurément nuisible à la recherche européenne, au profit entier d’Israël.

 

La rédaction

 

Sommaire

Page 1 : A la une, Nos rencontres

Page 2 : La vie des Français d’Athènes : Le Baccalauréat international ; annonces

Page 4 : Vie politique : Le nouveau parti de la gauche européenne

Page 6 : Ce que vous pouvez lire ailleurs dans la presse 

Page 7 : Un peu d’histoires

 

 

 

 

 

Rédaction

Frédéric BENDALI : 210 69 98 132 frej@otenet.gr

Tiana KRAUSS : 210 36 11 518 tjana@otenet.gr

Contacts avec l’ADFE-Grèce

Chantal PICHARLES : 210 60 13 848 chantalaki@aol.gr

Elisabeth CHALKIADAKIS : 210 61 25 061 ebourdon@hol.gr

Bernard JENKINS : 210 65 11 163 bjenkins@otenet.gr

Hélène TSIPOURIDOU: 697 77 77 825

Françoise AVGERI: Thessalonique: 2310 31 10 83

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Nos rencontres

 

Jeudi 17 juin 2 004 aura lieu l’Assemblée Générale de notre section ADFE-Grèce dans les locaux de l’IFA. A partir de 20 heures, le comité actuel dressera le bilan de l’année 2 003–2 004. Ce sera le moment de faire part de ses idées, propositions d’activités… et de son irrésistible envie de faire partie du nouveau comité !

Si vous ne pouvez être présent à cette AG, vous avez toujours la possibilité de faire entendre votre voix en donnant procuration à un autre membre de la section (chaque mandataire a droit à un maximum de deux procurations, dont un exemplaire est donné à la dernière page du bulletin).

Lors de cette réunion, sera discuté le tarif des cotisations 2 004 – 2 005 qui entrera en vigueur dès son adoption.

La vie des Français d’Athènes

 

Un baccalauréat international à l’horizon d’Aghia Paraskevi

 

A la grande frustration des familles binationales en Grèce, le bac délivré par le Lycée Franco-Hellénique n’ouvre pas l’accès à l’enseignement supérieur grec que beaucoup ambitionnent pour leurs enfants, et cela malgré un excellent niveau que personne ne conteste en Europe. Le Ministère grec de l’Education et des Cultes fait en effet obligation aux jeunes grecs (donc aux binationaux en Grèce) de suivre le cursus d’étude hellénique et d’obtenir son apolytirio pour pouvoir entrer dans une de ses universités.

 

De ce fait seules les familles désireuses- et économiquement capables- d’envoyer leurs enfants poursuivre des études supérieures à l’étranger les inscrivent et maintiennent à la section française d’Aghia Paraskevi, ce qui est regrettable pour les autres, ainsi éloignés dès leur plus jeune âge d’un bon enseignement du français, … et pour la santé économique du Lycée.

 

Malgré les démarches officielles jusqu’aux niveaux ministériels, le blocage, conforté par un peu de nationalisme et de protectionnisme helléniques, était depuis 20 ans resté entier. Mais en début d’année, la visite de la Directrice de l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger) était l’occasion d’un nouveau et profond examen des problèmes du Lycée par cette Agence, sa tutelle. Il a été alors décidé d’y créer une « section internationale franco-hellénique » dont les programmes intégrant certaines particularités de l’enseignement national grec, vont donner de bonnes chances à notre nouvel Ambassadeur, Monsieur Delaye, d’obtenir la reconnaissance du futur diplôme de fin d’études par les Ministères des Educations Nationales des deux gouvernements.

 

Déjà le Proviseur, Monsieur Delbarre, fort de son expérience dans le domaine, avait lancé une section « européenne », d’abord pour la classe de 6ème à la rentrée de Septembre 2002, puis pour les 6èmes et 5èmes en Septembre 2003, la 4ème devant s’ajouter cette année. Dans ces classes l’enseignement de la langue grecque est grandement renforcé et même complété par des cours en linguistique délivrés dans leur langue par des professeurs grecs et français. Cela permettait aux élèves de cette section de se tenir jusqu’en 4ème à  un niveau suffisant dans les deux enseignements nationaux pour retarder le moment où il leur fallait choisir entre les deux  filières et éventuellement abandonner la française (qui vise le baccalauréat) pour la grecque (qui donne accès à l’apolytirio).

 

Cet allongement du délai de choix pour les familles binationales est maintenant étendu et encore mieux assuré par la création de la « section internationale franco-hellénique » qui accentuera la validité du double cursus jusqu'à la fin de la 3ème…en 2006… étape actuellement rendue limite par la réglementation hellénique . Mais d’ici là on espère que le Ministère grec voudra bien reconnaître la légitime validité de la délivrance d’un « baccalauréat international » à des étudiants se destinant à pratiquement toutes les universités européennes, grecques comprises.

 

Bernard Jenkins

 

 

Cartes d'identité ancien modèle

 

Le consulat nous avise que pour palier la lenteur de délivrance des cartes d'identité sécurisées

(que les appareils de contrôle tant américains que français ne savent pas encore lire ! ) le MAE

l'autorise temporairement à nous délivrer des cartes ancien modèle .

                          Avis aux amateurs !  Dépêchez-vous.

 

 

Lundi 26 avril

Réunion consulaire

Pour la première fois, les Présidents des associations françaises ont été invités à la réunion des Consuls honoraires de Grèce organisée par l’Ambassade.

Nous avons ainsi fait la connaissance de 14 consuls honoraires qui secondent les Consulats de France en Grèce.

Bruno Delaye, Ambassadeur de France, a brossé un tableau des relations Grèce-France (place de la Grèce dans l’UE, dans les Balkans, par rapport au Proche-Orient…) aux niveaux de l’Economie, de la Défense, de la Culture (section internationale au LFH, réorganisation de l’Institut Français, partenariats…).

A noter :

 

Mardi 20 avril

Enfin un sénateur des Français à l’Etranger nous rend visite à Athènes !

A l’occasion de la visite du Sénateur Pierre Biarnès, Monsieur l’Ambassadeur de France a réuni les Présidents des Associations françaises et les Responsables des différents services français autour d’un dîner à la Résidence. Ce fut l’occasion d’un tour d’horizon très instructif sur l’état des relations franco-helléniques.

 

Mercredi 21 avril 

Commission Consulaire des Bourses Scolaires.

Cette réunion, destinée à examiner les dossiers de demandes de bourses déposés par les familles françaises et « franco-tiers » du Lycée Franco-Hellénique, accueillait les responsables du secteur « bourses scolaires de l’AEFE (*) » : MM Patrick Parrot, adjoint de M. Massin et Thomas Dylan, gestionnaire.

Leur présence a permis d’éclaircir quelques données nouvelles et a été jugée très positive par l’ensemble des participants.

Il faut savoir que ce jour-là, 242 demandes de renouvellement et 40 nouvelles demandes ont été traitées.

Les propositions émises à Athènes seront réétudiées à Paris lors de la Commission Centrale de l’AEFE(*). C’est cette dernière décision qui, comme chaque année, sera transmise aux familles concernées. Celles-ci ont toujours, si elles s’estiment traitées injustement, la possibilité de déposer un recours auprès du Consulat.

Une deuxième session aura lieu courant octobre 2 004 pour traiter ces demandes et les dossiers des nouveaux arrivants.

Il faut rappeler à tous l’importance de renseigner les fiches et d’apporter toutes les pièces nécessaires à la justification des dossiers.

Quelques chiffres : Athènes est au 15ème rang mondial du nombre de boursiers.

                               Athènes a la 33ème place au classement mondial des frais de scolarité.

Donc, coût moyen et bonne place pour le nombre de demandes satisfaites.

Suite au mois d’octobre…

* AEFE : Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger

 

Chantal

 
L’INKA lance une sondage via internet sur l'opinion des consommateurs sur
Les OGM
 
L'Institut National de la Consommation (INKA) a commencé jeudi un sondage via internet (à l'adresse www.inka.gr), pour connaître l'opinion des consommateurs grecs en ce qui concerne les organismes génétiquement modifiés(OGM). Les personnes intéressées peuvent également voter au siège de l’INKA
(Akademias 7, 8eme etage), où une urne a été placée à cet effet.
 
Des précédentes enquêtes, notamment le baromètre grec de la consommation de l’INKA, avait déjà montré l'opposition radicale des consommateurs grecs aux OGM.

 

Mari-Jo

 

 

Les événements de l’Institut Français d’Athènes

 

Jusqu’au 5 juin Objectif : Bande dessinée
Cinéma
en avant première : Immortel de Enki Bilal
mercredi 2 juin à 21h00, Auditorium, IFA
v.o en anglais, sous-titré en grec
Expo : Jeunes talents, Hall de l'IFA

 

 


3 juin à 19h 30 à l'IFA:
Table ronde " La philosophie politique critique et la question de l'émancipation aujourd'hui"
en collaboration avec les Univ.de Crète et Panteion

 

 

 

 

 

 

 

Vie politique

 

IL EST NE LE …. NOUVEAU PARTI = CHANTERONS-NOUS OU DECHANTERONS-NOUS ?

 

            Si vous vous interrogiez comme moi sur la date choisie eh bien c’est parce que c’est l’anniversaire de la victoire contre le fascisme –le 8 mai- qu’ils ont voulu se réunir à Rome pour déclarer créé le Nouveau Parti de la Gauche Européenne !

           

            En grec il s’appelle KEA = komma tis evropaïkis aristeras… Parti de la Gauche Européenne donc, je suppose…

            Et voici la liste des Partis fondateurs :

Le Parti Communiste Français,  le Synaspismos, le Parti de la Refondation Communiste (Italie) qui recevait à Rome,  la Isqerda Unida (Espagne), le Parti du Socialisme Démocratique (Allemagne), le Parti Communiste de Bohème et Moravie (Tchéquie) le Parti du socialisme Démocratique (Tchéquie), le Parti Communiste Slovaque (Slovaquie), Le Parti Communiste d’Autriche, le Parti Social-Démocrate Ouvrier Estonien.

Etaient également présents en tant qu’observateurs :

Le Parti Communiste de Chypre (AKEL), les Communistes Italiens, deux formations de gauche du Portugal, le Parti Socialiste des Pays-Bas, le Parti Communiste de Belgique, le PPS de Pologne, Respect, SSP de Gde Bretagne, le RGA d’Islande, L’Alliance de Gauche de Finlande, le Parti socialiste Populaire du Danemark, le Parti de Gauche de Suède, le Parti socialiste de Gauche de Norvège, l’AKOA de Grèce, etc…

 

Marie-George Buffet dirigeait en personne la délégation des communistes français. Les membres du PCF seront appelés à s’exprimer quant à la participation de leur Parti au nouveau Parti  ultérieurement.

Konstantopoulos dirigeait la délégation du Synaspismos composée de 12 personne dont notre copine Aliki Papadomichelaki (mais la photo dans Avghi du dimanche ne montre que certains hommes de la délégation ! Il y avait 4 femmes pourtant !!)

Konstantopoulos a dit, entre autres, que « nous voulons un parti qui reréfléchira sur l’’idéal du socialisme » et que « l’unification européenne peut et doit acquérir des caractéristiques politiques et sociales différentes qui correspondent aux traditions européennes et soient acceptées par  les peuples »…

Le nouveau parti est sensé devenir déterminant dans cette matière…

Le « Syn » s’occupe de la publication d’un « Manifeste » et le PC de Bohème-Moravie des Statuts.

Les institutions du nouveau parti sont pour le moment =   le Congrès  (tous les deux ans), le conseil des chefs de parti et la commission exécutive.

 

Vous avez bien compris = il s’agit d’une pyramide d’organisations politiques qui créent une autre organisation politique !

Elles sont égales entre elles, indépendamment de la taille de chacune, mais les statuts prévoient la possibilité pour des personnes physiques de devenir membres de ce parti.

Il y a eu une déclaration de personnalités italiennes dont le grand leader communiste italien Pietro Ingrao affirmant l’ intérêt pour le nouveau parti et les espoirs qu’ il fait naître. 

 

Le Parti Communiste de Grèce dans « Rizospastis du dimanche » critique le nouveau parti entre autres parce que les règlements et conventions de l’ UE sont tels que le nouveau parti a été obligé de souscrire par avance à l’acceptation des diverses conventions, des accords etc.. qui sont la base de l’UE (comme le traité de Maastricht) et s’ interroge s’ il s’ agit bien là d’un parti ou d’un front paneuropéen. Oublie-t-il que lui aussi souscrit à un certain nombre de ces écrits puisqu’il doit le faire pour participer au Parlement Européen ?

L’autre critique exprimée déjà à diverses reprises concerne la manière dont le Syn a abordé le problème par en-haut et n’a pas consulté la base.

 

Personnellement sans être KKE d’aucune manière je partage ces deux réflexions critiques mais surtout la seconde = j’estime que le Syn aurait dû lancer un vaste mouvement de discussion dans et autour du parti sur la nécessité d’un parti européen unifié (ou unique) et sur le contenu et la forme de ce parti voulu par les gens de la base !!!

On n’est pas des idiots et on n’est pas tombés de la dernière pluie !!!

Personnellement, j’ai commencé ma « carrière »  par des discussions féroces sur le différent sino-soviétique et la « lettre en 25 points » du CC du PCC pour le CC du PCUS !

Eh bien, lisez ou relisez ce texte !!! il est encore pas mal actuel !!

D’ailleurs la pratique –comme dirait le président Mao- prouve que les Chinois s’en sont bien mieux sortis que les autres !!! On peut penser ce que l’on veut, il n’y pas eu en Chine le chaos de la dislocation du bloc de l’est !!

La ligne Mao dont la lettre en 25 points est un reflet a jeté les gens dans des mouvements de réformes périodiques de sorte que les Chinois ne se sont jamais endormis sur leurs lauriers socialistes comme les peuples de l’ URSS !!

Patients, persévérants, disciplinés (« on est si nombreux qu’on est obligés d’être disciplinés » disent mes amis Chinois ) mais extraordinairement dynamiques dès l’ouverture d’une brèche. Les Chinois sont bien décidés depuis un siècle et demi à moderniser leur pays, ils y mettent le prix et ils ne lâchent pas …

Nous, nous cherchons des responsables de nos déconvenues toujours chez les autres plutôt qu’en nous mêmes et autour de nous-mêmes !!

De Lénine à Gorbatchev nous estimons que c’est la faute aux leaders soviétiques si les Américains sont devenus superpuissance unique !

Et nos leaders montrent bien ce chemin = ils nous ont concocté un Parti de la Gauche Européenne sans « demander veux-tu » (comme on dit dans le canton de Vaud) !

Les PCF vont s’exprimer APRES COUP sur la participation de leur parti à la réunion de Rome = ultradémocratisme qui cache un bon petit dirigisme bien de chez nous = une fois que les dés sont jeté –pipés- on doit donner son aval !!! MAIS EN AUCUN CAS ON NE NOUS DEMANDE NOTRE AVIS  A V A N T !!!

Et, évidemment, ils s’étonnent tous que l’abstention augmente de consultation électorale en consultation électorale …  Les apparatchiks c’est une catégorie bien particulière de la population qui vit dans son monde …. Ce n’est pas demain la veille que nous serons débarrassés de cette catégorie-là …

Affaire à suivre avec le texte précis des Statuts en main par exemple pour voir ce qu’ils ont concocté …

Je me dis tout de même que tous ces ex-socialistes qui persévèrent ont peut-être un peu plus de plomb dans la cervelle que ceux qui se veulent nos représentants à nous …

A suivre aussi de près l’attitude du parti communiste de Chypre (AKEL) qui a toujours fait preuve de réflexion, de pondération et de civisme sans faire des concessions majeures quant au fond de sa radicalité.

 

A bientôt

 

Tjana Krauss

 

 

 

 

Ce que vous pouvez apprendre ailleurs dans la presse

 

Privatisation rampante de l’AEFE

 

Dans le bulletin de l’ADFE-Français du Monde international a été reporté une actualité qui fut entre autres l’objet d’une réunion que notre section a fomenté le 17 Mars dernier à l’Institut Français d’Athènes. Il s’agit de la mission du sénateur Ferrand sur la « diversification des sources de financement de l’AEFE [Agence pour l’Enseignement du Français à l’Etranger, dont dépend aussi le Lycée Franco-Hellénique] ndlr. ». Autrement dit, il est suggéré que l’AEFE, qui gère tous les établissements d’enseignement français (qui appliquent le programme de l’Education Nationale et qui emploient des fonctionnaires de ce corps) à l’étranger doive trouver des sources de financement autres que l’Etat. Sans aller jusqu’à imaginer des façades de lycées ornées d’un grand M courbe ou de distributeurs de boisson gazeuse noire dans chaque couloir, on peut se représenter le danger que constituerait ce genre de « sponsoring » de la culture française.

Peut être que le gouvernement de notre chère patrie espère que cette diversification des sources de financement puisse se faire entre Français. Par exemple en invoquant le fait que les français expatriés qui espèrent que leurs enfants poursuivent leur scolarité dans le sein d’une Education Nationale elle-même expatriée soient assez influents pour que leur entreprise aide financièrement l’établissement  scolaire où iront leurs enfants à l’étranger. Ce serait l’idéal dans la conjoncture libérale actuelle. Un libéral-patriotisme pourrait-il sauver la culture française en danger d’extinction ?

 

Il est vrai que le gouvernement français détonne déjà de par le monde avec son exception culturelle. Et puis il existe bien l’Agence intergouvernementale de la Francophonie, avec l’ambition de contrer la mondialisation Anglo-Saxonne. Il y a bien une volonté nationale pour que la culture française soit non seulement la culture d’un pays quelconque, voire rétrograde, mais que cette culture participe à l’effort de l’Humanité toute entière dans sa marche vers le progrès… Le progrès… C’est le moment de définir mieux vers où progresser, car s’il s’agit de démanteler l’Etat et la source de financement qu’il représente pour la culture afin d’aller vers le centre du soleil libéral, il est inutile de chercher à maintenir l’Education Nationale Française à l’étranger (ni même en France d’ailleurs), l’enseignement américain ferait tout aussi bien l’affaire. Il la ferait même mieux puisqu’ ainsi les petits français seraient préparés à cette société libérale dans son modèle même.

 

Frédéric

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu d’histoires

 

A propos de femmes… Le Congrès des Femmes en 1995 à Pékin 

(Suite de l’article sur le 8 Mars, la fête des femmes dans le bulletin de Février-Mars)

 

Il faut préciser ici que les Chinois, un peu parce qu’ils ont eu 100 ans de pagaye avant la République Populaire de Chine -un peu parce que le « peuple était maître » pendant la période de « construction du socialisme » et surtout pendant la Révolution Culturelle où les Gardes Rouges avaient proposé d’inverser les feux et de circuler au rouge et s’arrêter au vert puisque le rouge est la couleur de la Révolution en marche vers le communisme (hic)- ne se figent pas à la vue d’un feu rouge qu’ils soient cyclistes –il y a autant de cyclistes femmes qu’ hommes, seules les « mémés » n’ont pas l’air de faire du vélo, les « pépés » eux s’élancent gaillardement !-, motards, automobilistes ou piétons.. ! Pour que les choses deviennent sérieuses il faut l’apparition de la « vraie » police –en kaki- qui est la police militaire, car celle en bleu qui s’occupe de la circulation et de l’ordre ayant été « au service du peuple » pendant plusieurs décennies… ne déclenche pas trop de réflexes d’obéissance…-

J’aimerais voir ça …

Remarquez, j’ai vu la fête d’inauguration du congrès des ONG dans l’un des stades de Pékin = 40.000 femmes et environ 3 à 5.000 hommes, plus les musiciennes de l’orchestre classique –habillées en robes longues et blanches- et leur chef d’orchestre habillée quant à elle d’une longue robe bleue aux manches prévues pour souligner ses gestes et les rendre visibles à tout le stade, plus les femmes gymnastes, acrobates etc… Du spectacle ! Y compris les fillettes des spectacles présentés par les enfants des écoles primaires de Pékin…ça faisait pas mal !

Le prochain congrès c’est en 2005 mais je ne sais pas quelle ville l’a eu …

ON Y VA LES FILLES ?

Les hommes étaient comme toujours dans les espèces de lions et de dragons en tissus qui apparaissent à toute fête chinoise digne de ce nom et apparaissaient donc à certains moments, dans les intervalles du spectacle, sur le stade ou parmi le publique pour « faire peur » ou faire rire.

De même c’étaient des étudiants en langues étrangères qui nous distribuaient le programmes –dans les langues de l’ONU- les notes explicatives, les paroles de l’hymne à la joie de Beethoven que les Chinois avaient choisi comme hymne de la rencontre,  qui nous aidaient à trouver nos places et vendaient des bouteilles d’eau minérale… Car les étudiantes préposées aux mêmes tâches pour la durée du congrès avaient « cartier libre »  pendant la fête inaugurale puisque « femmes » … Certaines sont venues se jucher dans les couloirs horizontaux qui bordaient les hauteurs du stade pour profiter du spectacle même debout.

 

Depuis ce congrès je sais que la plus importante organisation nationale de femmes est celle de Cuba parce qu’à l’inverse de ce qui se passe ailleurs les Cubaines sont de droit et de fait toutes membres de cette organisation –je ne sais plus si c’est à partir de l’âge de procréation ou de majorité- et sont donc informées de toutes les nouveautés juridiques, sociales, légales, culturelles, professionnelles, sanitaires, etc… Elles bénéficient de toutes les possibilités de formation de base ou continue, d’aide sociale,  juridique,  médicale,  pour elles-mêmes, leurs descendants et leurs ascendants en charge. Elles peuvent quitter l’organisation si elles le désirent en envoyant une lettre de démission. Il paraît que c’est rare parce qu’elles ne sont pas obligées d’être militantes de cette organisation, ni même d’y apparaître si elles n’en n’ont pas envie.

Je ne suis jamais allée à Cuba donc je ne sais pas mais j’ai été impressionnée par leur interprète qui traduisait dans un sens comme dans l’autre et avec une aisance étonnante l’anglais, le français, l’italien et le portugais.

J’ai aussi apprécié leur humour et leur sang-froid lorsqu’une « lesbienne hollandaise » -c’était le groupe le plus provocateur de toutes les féministes du congrès ; « Le Monde » en avait parlé en inventant l’appellation ci-dessus et en avait présenté des caricatures car elles avaient toutes les cheveux un peu « punk », courts, très blonds naturels ou non, des chaussures particulières très longues et pointues et une boucle d’oreille-anneau, en argent, fichée, dans le sourcil gauche me semble-t-il- voulu savoir quelle était l’attitude de l’organisation vis à vis des lesbiennes à Cuba. La plus jeune militante cubaine répondit qu’il n’y avait pas de tactique particulière à cet égard parce qu’elle n’avait jamais rencontré une adhérente qui pose ce genre de problème et la Néerlandaise redemanda –en s’énervant- si le voisinage ne se plaignait pas des lesbiennes habitant ensemble ! Une autre militante plus âgée et plus expérimentée prit la parole pour dire que, de fait, c’était peut être une négligence de la part de l’organisation, qui se préoccupait surtout des problèmes de santé dûs à la malnutrition, essentiellement des enfants en bas âge, et des femmes enceintes ainsi que de quelques autres du même genre comme l’éducation et la réinsertion des mères de famille restées au foyer un certain temps pour s’occuper de leurs enfants en bas âge car elles ont le choix dans la mesure du possible… Cette femme d’un pays lointain aux problèmes différents pointait du doigt un problème éventuellement occulté et prenait bonne note de s’occuper dès son retour d’éventuels cancans malveillants à l’égard de cette catégorie de la population féminine…. Rendez-vous au prochain congrès mondial pour en reparler conclut-elle sans se départir de son sérieux… La salle se mit à sourire ; voire à rire pour de bon et à dire oui, oui dans dix ans on reparlera du problème des lesbiennes à Cuba !!!  Car, manifestement la « lesbienne Hollandaise » ignorait tout du blocus de Cuba, du manque donc de nourriture en général et de lait en particulier, de la pénurie de cahiers et autres fournitures scolaires de base, etc…

La réunion prit fin sur cette note avec la promesse d’un « au revoir ». Quand à la lesbienne hollandaise elle ne savait vraiment pas si c’était du lard ou du cochon mais bon … elle l’avait cherché un peu non ?

 

On pourrait en dire de cette rencontre mais ça sera pour une autre fois ….

 

Tjana Krauss

 

 

 

 

Courte histoire de la démocratie

 

1. Un jour des hommes tuent leur roi.

    Qui le remplacera ? Eux tous ?

    Les meurtriers du coude se poussent

    Et désignent l’un d’eux pour l’emploi.

 

2. Il fit bonne figure, l’autre, cent jours.

    Mais l’occasion fait le larron

    Qui, du feu tirant les marrons,

    Mit dans ses poches ceux de la cour.

 

3. Alors on répéta l’affaire,

    Jusqu’au beau jour où du peuple

    On manda un avis simple,

    Et après cela, de se taire.

 

4. Le plus simple à première vue

    Ne fut point en faveur des riches.

    Devant le désordre, on défriche.

    La foule massacra, puis se tut.

 

5. Alors les rares survivants

    Terrorisés réfléchirent :

    « Cette force incontrôlée peut nuire,

    Trouvons un système enchantant ! »

 

6. L’argent, la force et le pouvoir

    Sont liés, mais il faut la manière.

    De ces trois choses est-ce la première

    Ou la seconde que l’on doit voir ?

 

7. Et quand par cette dernière on peine

    Pour accéder à la troisième

    Il y a quand même un stratagème :

    Ma parole est mieux que la tienne.

 

8. La Démocratie est parole.

    C’est par celle-là qu’elle vit, et meurt

    Par le silence, même des chômeurs.

    Alors force et argent s’enrôlent.

 

Frédéric

 

 

 

 

 

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Procuration

Je, soussigné(e) …………………………………………… , à jour de ma cotisation 2003-2004, donne pouvoir à ……………………………………………… de voter en mon nom pour tout vote qui aura lieu lors de l’Assemblée Générale de l’ADFE-Français du Monde, section de Grèce du jeudi 17 juin 2 004.

                                                  Fait à ……………………………., le ……/ ……./ 2004-05-29

 

signature :