BULLETIN

 

          ADFE-GRECE

 

             Athènes

 

                                       Juillet-Août 2003

Sommaire

Editorial : Qu’est-ce que l’affaire des OGM ?

Nos rendez-vous ; Francophonie

Vacances ; Point de vue politique

Poésie

 

 

Qu’est-ce que l’affaire des OGM ?

 

Les OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) qui concernent notre alimentation ont envahi le marché américain déjà depuis des années, maïs, surtout, mais aussi soja et quelques autres. A tel point qu’outre atlantique, comme le dit l’ambassadeur des Etats-Unis en Grèce, tout le monde mange des OGM sans s’en rendre compte et ne s’en porte pas plus mal (peut-être selon les standards américains).

 

En fait, on ne sait pas quels effets ces plantes ont, par elles-mêmes, sur l’organisme humain. On peut parier qu’elles sont inoffensives, si on aime les paris. Par contre, ce que l’on sait, c’est que ces plantes ont été fabriquées (et brevetées) pour résister à des herbicides et pesticides puissants. C’est simple : on vend les graines d’OGM en set avec l’herbicide, l’un étant quasiment inutile sans l’autre. Bonjour l’écologie ! Ce n’est pas du romantisme : Le résultat de l’opération sera l’élimination des pestes et autres mauvaises herbes gentilles et leur remplacement par des espèces résistantes, certes peut-être contenues par les pesticides puissants, mais quid des toxines introduites dans le sol, on s’en doute, sans ménagement ? N’en restera-t-il pas de retenues dans la plante que nous devrions manger ? Et ces toxines sont-elles bonnes à manger ? Qui en sera convaincu ? Les sondages montrent que les Européens ne le sont pas.

 

Les Européens préfèrent manger des produits qui leur rappellent le bon goût du terroir, et il y a beaucoup d’agriculteurs, encouragés par la nouvelle politique agricole de l’Union Européenne qui se sont adonnés à l’agriculture biologique. Or ces produits ne sont vendables au prix où ils sont (plus chers que les produits non « bio ») que s’ils passent par un processus de certification. Comment certifier alors que le maïs du Père François, agriculteur « bio », n’est pas contaminé par le maïs transgénique du champ d’à côté, ou de plus loin, sans faire une analyse génétique de chaque plante ? Vous voyez le travail ! Déjà la commission « Environnement » du Parlement Européen a demandé que le seuil « tolérable » d’OGM soit fixé en dessous de 0,5 % pour l’appellation « sans OGM », alors que la Commission dit que c’est impossible à mesurer. Le Conseil des Ministres, lui avait proposé 0,9 %...Et vous comprenez la menace sur toute l’agriculture « bio ».

 

Or les OGM, c’est la nouvelle arme que les Américains ont trouvé à vendre. Ils prétendent lutter avec contre la faim. En fait de faim, il s’agit de celle de leurs actionnaires, car, comme chacun le sait, la faim dans le monde ne provient pas de l’absence de ce que les Américains n’avaient pas encore trouvé. Le fonctionnement normal de l’organisme humain et de la planète toute entière n’attend pas leur génie, loin s’en faut. La faim dans le monde provient de la non répartition de la suffisance alimentaire qui est déjà assurée sans OGM. C’est plutôt le modèle libéralo-Américain qui empêche à coup sûr ce partage. Les Américains veulent absolument faire sortir du pétrin leur industrie bio-alimentaire. Et pour cela, il faut absolument que tout le monde avale leur trouvaille vaille que vaille. Et comme l’Europe entend protéger son agriculture bio (les raisons de santé ne sont pas encore déterminants), il faut lui faire la guerre. Et comme ils hésitent encore à la bombarder, ils la traînent devant l’OMC (Organisation Mondiale de Commerce). Mais, comme l’ont dit certains commissaires (qui ne passent peut-être même pas eux-même pour de grands terroristes), cette action en justice est « non fondée » car « de nouvelles autorisations [de culture d’OGM ] sont déjà données ». Et pourtant c’est au mois de Juillet que le Parlement Européen doit voter pour les conditions dans lesquelles pourront être données de nouvelles autorisations de commercialisation d’OGM.. Ayez l’oreille ce mois donc, des choses intéressantes peuvent se passer.

 

 

Nos rendez-vous

 
 

 

 

L’Assemblée Générale de l’ADFE-GRECE a eu lieu le 14 Mai 2003 à la taverne « Xylina », place habituel de nos rencontres, à Kaisariani. Elle aboutit à l’élection du nouveau comité, dont nous donnons la composition dans le petit carré des contacts, en bas de la page.

Mais surtout cette assemblée fut l’occasion de donner un sens plus précis à notre action politique. Nous avons décidé, par exemple, de faire des actions communes avec Attac-Grèce, comme monter des rencontres-débat et des conférences animées par des personnalités politiques issues du mouvement social contestant la mondialisation libérale.

Bien entendu, nous avons décidé aussi de continuer les actions culturo-scientifiques du genre sorties Nature-Archéologie qui avaient eu tant de succès avec l’Amicale des Alsaciens et des Amis de l’Alsace en Grèce.

Nous sommes aussi décidés à dépenser plus pour nos activités politiques ou culturelles en ces temps où au contraire la mode est aux restriction budgétaires jusqu’au ratatinement ultime.

Nous attendons donc la rentrée avec impatience. En attendant, Bonnes vacances !

 

 

LA FRANCOPHONIE EXISTE-T-ELLE ?

Oui. Elle existe, c’est une communauté de nations structurée, un peu comme la Communauté Européenne, c’est-à-dire un peu compliquée. Ses structures sont en pleine évolution, surtout le Conseil Consultatif. Mais jugez-en plutôt.

L'Organisation internationale de la Francophonie  (OIF) regroupe 56 Etats et gouvernements ayant le français en partage. Son siège se trouve à Paris et son Secrétariat général est dirigé par Abdou Diouf. Elle conduit des actions dans les domaines de la politique internationale et de la coopération multilatérale.


Les chefs d'Etat et de gouvernement se réunissent tous les deux ans en
Sommet. Celui-ci donne ses grandes orientations politiques à la Francophonie, confirme les grandes lignes de la coopération pour les années à venir et élit le secrétaire général.

La Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) se réunit entre les Sommets afin d'assurer la continuité politique. Les membres des Sommets y sont représentés par leur ministre des Affaires étrangères ou le ministre chargé de la Francophonie.
Cette Conférence a pour mission de veiller à l'exécution des décisions arrêtées lors d'un Sommet et de préparer le Sommet suivant. En outre, elle recommande au Sommet l'admission de nouveaux membres et de nouveaux membres associés.

L'Organisation internationale de la Francophonie s'appuie également sur les travaux et les recommandations de deux Conférences ministérielles permanentes : la Conférence des ministres francophones de l'Education (CONFEMEN) et la Conférence des ministres francophones de la Jeunesse et des Sports des pays (CONFEJES) et de Conférences ministérielles sectorielles.

L’OIF s'appuie sur un opérateur principal, l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie, quatre opérateurs directs qui mettent en œuvre les décisions prises par le Sommet en fonction de leurs domaines de compétences (l’Agence Universitaire de la Francophonie, TV5, la troisième chaîne internationale du monde, et l’Université Senghor d’Alexandrie) et un conseil consultatif qui succède au Haut Conseil de la Francophonie.
Le Secrétaire général est chargé de la mise en oeuvre de la politique internationale ainsi que de l'animation et de la coordination de la politique de coopération.

L’opérateur principal : l’AIF

L'Agence intergouvernementale de la Francophonie a été fondée en 1970 sous l'impulsion de trois chefs d'Etat africains : Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Habib Bourguiba de Tunisie et Hamani Diori du Niger.

Elle réalise une programmation sur deux années dans tous les secteurs de la coopération. Elle a à son actif plus de 200 centres de lecture et d'animation culturelle, 50 radios locales, un Canal de radio numérique éducative, 48 points d'accès à Internet pour les jeunes. Elle mène des actions dans les domaines de la promotion des arts et des artistes, de l'appui à la presse écrite, l'accès aux technologies de l'information, la promotion de la langue française dans le monde et l'appui aux langues partenaires, le développement économique, la protection de l'environnement, le renforcement de l'Etat de droit…

 

Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF)
http://apf.francophonie.org

L'Assemblée parlementaire de la Francophonie, assemblée consultative de l'OIF, est constituée de sections membres représentant 47 Parlements des Etats et Communautés francophones et de 15 sections associées.
Elle participe à la mise en place et au renforcement des institutions démocratiques par l'adoption de textes transmis aux instances de la Francophonie, par l'organisation de missions de bons offices et de missions d'observation électorale.

L'APF conduit des actions de coopération interparlementaire principalement en direction des parlements du Sud. Ainsi le nouveau projet Noria aidera les parlements bénéficiaires à mettre en place un système d'information (réseau informatique et Intranet) et à diffuser l'information parlementaire francophone.

 

 

FRANCAISE DIPLOMEE ET EXPÉRIMENTÉE PROPOSE :

 

-COURS DE FRANÇAIS LANGUE ETRANGERE TOUS NIVEAUX

-COURS D’ETE INTENSIFS

-COURS COMMUNICATION EXPRESS POUR PRESSES

-PREPARATION AUX NOUVEAUX EXAMENS ET delf/dalf, (avec méthode).

-COURS SPECIFIQUES APPRENTISSAGE PRECOCE (préscolaire et primaire).

-COURS DE RATTRAPAGE FRANÇAIS LANGUE MATERNELLE POUR ELEVES DU PRIMAIRE.

 

TEL : 210 36 43 576.

 

ÊÁÈÇÃÇÔÑÉÁ ÃÁËËÉÊÙÍ, ÃÁËËÉÄÁ ÌÅ ÄÉÐËÙÌÁÔÁ ÐÁÍÅÐÉÓÔÇÌÉÏÕ,(Êáé ìåôáðôõ÷éáêü) ÐÁÑÁÄÉÄÅÉ ÌÁÈÇÌÁÔÁ

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-ÐÑÏÅÔÏÉÌÁÓÉÁ ÃÉÁ ÔÉÓ ÊÁÉÍÏÕÑÃÉÅÓ ÅÎÅÔÁÓÇÓ ÊÁÉ delf/dalf.

-ÅÉÄÉÊÁ ÌÁÈÇÌÁÔÁ ÃÉÁ ÐÑÏÓ×ÏËÉÊÇ ÇËÉÊÉÁ ÊÁÉ ÐÁÉÄÉÁ ÔÏÕ ÄÇÌÏÔÉÊÏÕ.

-ÅÉÄÉÊÇ ÌÅÈÏÄÏÓ ÃÉÁ ÔÁ×ÕÑÕÈÌÇ ÅÊÌÁÈÇÓÇ ÃÉÁ

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Ôçë. 210 36 43 576.

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Vacances

VOULEZ-VOUS VOUS SENTIR RICHE ?

 

Eh bien optez pour des vacances en Bulgarie !

 

Il n’est pas conseillé de s’y balader en trop belle voiture et de la laisser n’importe où, bien entendu, mais à part cela, les gens sont très pauvres, très dignes, polis, accueillants. Le pays est verdoyant et la température agréable. Je n’ai pas vu la mer mais il paraît que les plages sont  magnifiques en Juillet-Août. Avant et après il  y fait peut-être un peu frais, et les prix défient toute concurrence, même pour des hôtels en bord de mer. Un espresso vaut quelques 0,50 centimes, un sandwich 1 €. J’ai acheté des chaussures d’été pour 2,50 €, et le reste est à l’avenant…

 Sofia est une ville intéressante et agréable par «sa » montagne, la Vitosa, qui est enneigée jusqu’en Mai. On peut y faire d’agréables ballades à partir de Sofia.

Sofia possède un musée d’Histoire Naturelle exceptionnel (d’après le Guide Bleu et de ce que j’ai constaté de visu) ; à chaque étage une très gentille dame, gardienne, vous fournira toutes explications demandées en très bon Français, et il y a une boutique qui vend des pièces semi-précieuses montées en collier ou  pendentif ou à faire monter (pour moins de 10 € et, en général, des livres etc.). Prix d’entrée 0,50 €.

 

Sofia possède aussi une place exceptionnelle car elle est la seule en Europe et une des rares dans le  monde où on peut voir côte à côte une église orthodoxe, une mosquée et une synagogue, plus le hammam etc.

 

J’ai dîné et/ou déjeuné dans un restaurant bulgare (environ 4 € par personne), chinois (8 € pour trois adultes et un enfant, et on n’a pas tout mangé). Il paraît que les crêpes du «Sheraton» sont fameuses !… Si la nostalgie de la Grèce vous tenaille, il y a plein de souvlakia et autres spécialités grecques (une importante colonie d’étudiants grecs, surtout en médecine, passe une vie de cocagne, avec les prix mentionnés plus haut. Ils s’en donnent à cœur  joie…

 

Il y a un très agréable train de nuit-couchettes (trois lits par compartiment) qui démarre vers 22h30-23h de Thessalonique, et qui arrive vers 8h du matin à Sofia (et vice versa) pour quelques 10.000 drachmes. C’est la ligne qui va vers le Nord. Le train continue sur Budapest. Il remplace le train Athènes-Munich, par exemple, puisque, bombardements aidant, la ligne ne va pas plus loin que Belgrade pour le moment par l’ex Yougoslavie.

 

Tjana

 

POINT DE VUE  POLITIQUE     

Eternel Orient

 

Les relations entre Bush et l’Irak ne relèvent pas principalement d’une vulgaire razzia sur le pétrole. Ce pays l’inspire visiblement. Il a un peu lu la Bible qui parle de Babylone la Méchante et d’un petit peuple, oppressé par ses grands voisins Irakiens de l’époque. Il semble même être arrivé vers les dernières pages, celles de l’Apocalypse, ce qui promet… Ce qu’il n’a pas réalisé, c’est que les USA ne sont pas Israël, il faut mettre ses lunettes ! L’immense enflure de l’esprit de Bush correspond beaucoup plus à celle des rois Assyriens, ancêtres de Saddam. Comme Bush, le roi Assyrien partait en guerre pour délivrer un peuple de son tyran. Il n’était pas con, lui non plu, de dire qu’il allait chercher de l’or et des esclaves. Comme pour Bush, son adversaire était « maudit par tous les Dieux », tel Taharqa, pharaon d’origine éthiopienne rejeté par la majorité des Egyptiens. Mais Bush aurait dû lire d’autres livres, ou aucun, il aurait ainsi plus réfléchi. Il aurait lu que « Tous les rois [mis en place par l’Assyrien en Egypte] parlèrent de rébellion et parvinrent à la décision impie : « Taharqa a été chassé d’Egypte, comment, nous, pouvons-nous y rester ? » »

Cela montre que tout ce qui se passe en ce moment en Irak est archi-connu des peuples de la région depuis plus de 2500 ans. Est-ce que les nouveaux maîtres de Baghdad effaceront-ils 2300 ans de leur mémoire pour devenir Américains ?

 

Frédéric

 

 

Le coin poésie

Par Tjana

 

Jean Moréas : Poète grec, poète francophone, né en Morée (Péloponnèse) d’où son nom de plume, a écrit un collection de « Stances »éditée à Paris il y a quelques décennies. Il n’avait pas réussi à se faire u nom dans les belles lettres en Grèce, et avait opté pour aller à Paris et écrire en français. En voici une !

 

Ne dites pas : la vie est un joyeux festin.

Ou c’est d’un esprit sot, ou c’est d’une âme basse,

Surtout ne dites point : elle est malheur sans fin,

C’est d’un mauvais courage, et qui trop tôt se lasse.

 

Riez, comme au Printemps s’agitent les rameaux,

Pleurez comme les flots ou la  bise sur la grève.

Goûtez tous les plaisirs et souffrez tous les maux,

Et dîtes : c’est beaucoup et c’est l’ombre d’un rêve.