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BULLETIN ADFE-GRECE
Athènes Juin-Juillet 2004 |
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Où s’arrêteront les privatisations ?
On a beaucoup parlé des avantages de la privatisation. Techniquement, ça se défend bien sur le plan économique. C’est normal, la raison d’être de la société privée, c’est le profit, elle fera donc tout pour survivre, c’est-à-dire gagner de l’argent. Par contre une entreprise publique n’a pas de raison d’être par elle-même. Ce n’est qu’un des organes de l’Etat, à charge de celui-ci de veiller à ce que tous ses organes fonctionnent harmonieusement. Si l’Etat a trop d’organes à contrôler, il risque de dysfonctionner, c’est une des explications qu’on a donnée pour l’effondrement des régimes d’économie entièrement étatisée.
Mais qu’en est-il des sociétés déjà capitalistes lors de l’effondrement du monde communiste ? Etait-ce le « trop d’Etat » qui les a mises en crise ou bien la crise avait des raisons extérieures aux états développés en question. La crise pétrolière et la surproduction, sans parler des catastrophes écologiques, peuvent-elles être surmontées de meilleure manière par un état privé du contrôle économique que par un état fort ? L’approvisionnement régulier et en toute sécurité d’un pays en électricité, en eau potable, et d’une manière générale en ressource stratégique peut-il rester en des mains qui ne sont liées en aucune manière à la vie du pays ? Bref, les membres et l’estomac du corps social, comme dans la métaphore romaine, n’auraient décidément plus de rapports ?
Est-il possible de se demander quel service public ne peut décidément être privatisé au risque de démanteler complètement la société ? Ou bien faut-il privatiser complètement le pays… France S.A., pourquoi pas ?
C’est la question essentielle dans la construction européenne, et c’est le thème de la table ronde organisée pas l’ADFE-Athènes le Mercredi 13 Octobre au petit amphi de l’IFA après la présentation d’un document audio-visuel sur la privatisation de l’eau (l’heure sera annoncée dans le prochain bulletin)
La rédaction
Sommaire Page
1 : A la une Page
2 : Nos rencontres ; La vie des Français de Grèce et de
l’étranger : annonces Page
3 : L’Etat, le sénat et nous ; Vie politique : Réflexions
« confédérales » Page
6 : Ce que vous pouvez lire ailleurs dans la presse Rédaction Frédéric BENDALI :
210 69 98 132 frej@otenet.gr Tiana
KRAUSS : 210 36 11 518 tjana@otenet.gr Contacts avec l’ADFE-Grèce Chantal
PICHARLES : 210 60 13 848 chantalaki@aol.gr
Elisabeth
CHALKIADAKIS : 210 61 25 061 ebourdon@hol.gr
Bernard
JENKINS : 210 65 11 163 bjenkins@otenet.gr
Hélène
TSIPOURIDOU: 697 77 77 825 Françoise AVGERI:
Thessalonique: 2310 31 10 83
Nos rencontres
Le Jeudi 17 juin 2 004 a eu lieu l’Assemblée Générale de notre section ADFE-Grèce dans les locaux de l’IFA.
C’était pratique, on pouvait en même temps suivre le match de foot
France-Croatie sur l’écran géant dans la cour en contrebas. L’ancien comité
s’est succédé à lui-même pour encore un an, à savoir : Chantal Picharles,
Elisabeth Bourdon-Chalkiadakis, Christiana Krauss, Bernard Jenkins, Frédéric
Bendali, Mari-Jose Kotsovassilis, Helène Tsipouridou et Emmanuel Damigos.
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La vie des Français de Grèce et
de l’étranger
L’ADFE-FdM de Thessalonique a fait paraître dans le
dernier Français du Monde (le bimestriel de l’ADFE-FdM à l’échelle mondiale)
deux annonces intéressantes.
La première est un appel aux sections et délégués
ADFE pour qu’ils fassent parvenir à Thessalonique un exemplaire de chaque
journal francophone qui parait dans le pays ou ils résident. Il s’agit pour
l’ADFE-FdM de cette dernière ville d’organiser, à l’occasion de la Journée de
La Francophonie du 20 Mars 2005, une exposition sur la presse francophone en
association avec l’Institut Français, qui se chargerait des envois. La date des
envois serait précisée ultérieurement pour qu’ils se fassent en même temps.
La seconde est une idée d’activité très intéressante,
puisqu’elle concerne le chemin du cœur, celui qui passe par l’estomac. Pour la
deuxième fois, lors de la dernière Journée de la Francophonie, l’ADFE-FdM de
Thessalonique a organise une soirée « Gastrofolies francophones ».
C’est la meilleure façon de faire des connaissances.
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Du 2 au 5 Décembre 2004 auront lieu à Athènes les Etats Généraux
de la Francophonie. Voici un extrait de l’annonce faite sur le site internet de
l’IFA (www.ifa.gr).
« C'est en 2004, année Olympique,
que la Grèce a décidé de se porter candidate en tant que membre associé à
l'Organisation Internationale de la Francophonie. Afin de célébrer cet
événement, les Etats Généraux de la Francophonie se dérouleront du 2 au 5
décembre 2004 à Athènes, quelques jours après le 10ème Sommet de la
Francophonie à Ouagadougou. »
Le programme comprend :
-
Une ouverture
officielle le Jeudi 2 Décembre à 18h au Mégaro Moussikis
-
Le 5ème
congrès Panhellenique des professeurs de Français
-
Des forums
divers.
Il est possible de s’inscrire directement en ligne sur le site de l’IFA
pour faire partie notamment du comité d’organisation des Etats Généraux. C’est
une opportunité qui, nous l’espérons, se représentera, mais qui, dans
l’actualité, est une occasion à saisir pour qui veut contribuer à cette
aventure passionnante qui est la Francophonie.
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L’Etat,
le Sénat et nous
Nous savons tous, Français de l’Etranger, que 12 sénateurs élus par nos délégués au CSFE nous représentent et nous défendent au Sénat. Peut-être sommes-nous moins nombreux à savoir que, dans le cadre de leur renouvellement périodique, 4 mandats sont remis au vote ce 26 Septembre prochain.
L’usage veut que le résultat de l’élection reflète la composition politique du Conseil (en voie d’être appelé Assemblée). Il voudrait aussi que les sénateurs, comme le Pape, meurent à la tâche. Il est donc normal qu’ils se représentent, et le renouvellement des sénateurs ne se doit pas d’être rapide.
Mais cette fois-ci « notre » Guy Penne, le seul de nos 3 sénateurs ADFE en cause dans cette élection, refuse d’écouter les supplications du groupe éploré et ne se représente pas. Ne vous inquiétez pas trop. L’irrévocabilité de sa décision semblant acquise, les candidatures arrivent en nombre plus que suffisant. Mourir sénateur ne garantit sans doute pas les obsèques nationales, mais au moins une vieillesse confortable.
Aussi, ce que je veux saluer ici, c’est le courage de notre Sénateur qui, encore jeune, ose renier une des coutumes sénatoriales les mieux établies et à cette occasion j’espère qu’il comprendra que je reprenne en son honneur deux informations courtes et frappantes de sa dernière « lettre » bimensuelle :
- Donné en sujet au dernier bac littéraire : « Doit-on tout attendre de l’Etat ? »
- L’avis d’un éminent juriste du Conseil d’Etat qui y répond en quelque sorte ci-dessous, si l’on donne à « tout » le sens de « n’importe quoi ».
Le Président Guy Braibant s’inquiète en effet « de la situation paradoxale qui voit simultanément la France commémorer le bicentenaire du Code Civil qui fonda l’unité juridique du pays et le projet de loi de décentralisation de Raffarin qui vise à annihiler cette unité et créer des entités régionales diverses et inégales ; une démarche libérale qui, par petits pas, tend à décomposer l’Etat et ce qui en fait l’unité ».
Plus légèrement, au sujet du bac, j’aurais répondu : Oui, si « on » = l’ensemble des Français, les uns et les autres attendant une chose et son contraire, ce qui fait bien « tout » au total.
Quoiqu’on en dise, autrefois les questions du bac étaient plus faciles qu’aujourd’hui.
Bernard
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Vie politique
Le modèle suisse pour l’Europe
Etant donné qu’on nous rabat les oreilles avec la constitution européenne, les histoires fumantes et surtout brumeuses de fédération ou confédération et quelques autres considérations aussi percutantes médiatiquement que vagues dans leur contenu juridique et ses conséquences, car -comme j’ai pu le constater en vivant et faisant des études à Genève, où j’avais des oncles et des cousins- SEULS ceux qui ont une « culture fédérale » comprennent toutes les nuances de ce vocabulaire ! Les habitants des pays centralisés ont beau faire, tous ces détails leur passent par-dessus la tête car ils ne voient pas très bien les conséquences ni pour la « politique en grand », ni dans la vie de tous les jours…
Etant donné que l’on discute beaucoup et de beaucoup de choses sur les langues, les religions etc. au lieu de regarder autour de nous (et même sous notre nez à vrai dire !) pour trouver un modèle fédératif qui marche…
J’ai décidé de vous parler d’un
modèle fédéral QUI MARCHE DEPUIS DES SIECLES, sous notre nez, et dont nous nous
moquons gentiment bien souvent… la « Confederatio Helvetica »…
autrement dit… de la Suisse !
Dénominateur commun pour le nom du
pays : le latin. D’où le CH, car pour l’usage interne chaque langue donne
un nom particulier au pays, l’original étant en allemand et se dit :
Schweizerische EIDgenossenschaft parce que :
- dans la
bataille décisive pour la consolidation du nouveau pays fédéré les soldats
originaires du canton de Schwyz furent les plus courageux. Pour les honorer la
fédération prit leur nom ! Signalons qu’à l’époque ils n’étaient que 8 et
TOUS alémaniques et chrétiens ( ? officiellement ! officieusement des
pratiques « druidiques » et autres en provenance des religions
préchrétiennes ont existé un bon bout de temps mais l’église officielle les
combattant, l’histoire officielle les a ignorées comme il se devait jusqu’à
récemment !).
- ce EID
signifie « serment » et se réfère à toute une histoire qui est la
base de la formation de la Suisse et que vous connaissez plus ou moins par le
biais de Guillaume Tell et de la pomme sur la tête de son enfant…
Il y eu
réunion secrète dans une grotte du nom de Grûtli près du lac des Quatre
Cantons, autour d’un feu… Et il y eut (à la mort de Rodolphe de Habsbourg, le
premier du nom et du prénom, à la fin du XIIIème siècle et dont la
« maison » devait régner sur l’ Europe centrale pendant 6
siècles !) « alliance perpétuelle » entre Uri, Schwyz et
Unterwald –qui est déjà une fédération de deux demi-cantons- pour défendre les
privilèges acquis, signée à Brunnen le 1er Août 1291…
Voilà
pourquoi la Fête Nationale helvétique est le premier Août et se fête en
allumant de grands feux (de préférence au bord de l’eau) et en déclamant dans
les 4 langues du pays le « Serment de Grütli » : on chante, on
boit force de bons petits vins blancs valaisans ou vaudois qui sont frais et
excellents à tous égards ! On mange souvent des « fritures du
lac » également délicieuses –là où il
y a des lacs bien sûr ! Mais il y en a beaucoup !...
La CH a
conquis, dès le départ, une solide réputation militaire à cause de sa victoire,
et une solide réputation de pays neutre et bien administré. Donc, divers
voisins vinrent les uns après les autres rejoindre la confédération.
C’est ainsi
qu’elle a dû faire face aux problèmes de « polyglotie » puisque le
canton des Grisons (lui-même déjà
fédération de plusieurs vallées des Alpes, était bilingue = suisse
alémanique et rhéto-romanche (langue romane parlée exclusivement dans ces
vallées, toujours enseignée dans les écoles) et d’autres nouveau venus
parlaient français alors que le Tessin (au sud aussi) parle italien… Langues officielles du pays : l’allemand
(15 cantons), le français (6 cantons)
-puisque les Jurassiens après des luttes longues et âpres contre le canton de
Berne (alémanique) et contre la confédération (qui avait décrété l’interdiction
de nouvelles adhésion et de scissions dans les
cantons) ont réussi à avoir un
canton romand (on ne DIT PAS francophone !), et l’italien (1 seul canton).
Il est obligatoire d’apprendre au cours de sa scolarité une autre langue
confédérale que la sienne propre. TOUTES les inscriptions dans TOUT LE PAYS
sont dans les 3 LANGUES !!
Il va sans
dire que la « réforme » de Luther et Calvin fit des adeptes, par
endroits en fort grand nombre et la confédération dut régler ce problème… non
sans peine ! Mais voilà : on compte la population d’une agglomération
selon la religion (qu’il s’agisse de citoyens helvétiques ou d’autres) et la
cathédrale appartient à la religion majoritaire. C’est ainsi que les habitants
de Genève –bastion du calvinisme- doivent depuis quelque temps déjà PARTAGER la cathédrale et les messes du
dimanche matin car les catholiques –par le biais des immigrés italiens,
espagnols et portugais, plus les divers salariés du siège de l’ONU- sont aussi
nombreux que les protestants !
La Confédération
a décrété la fin de son élargissement en 1815 après l’adhésion de Genève, du
Valais et de Neuchâtel (qui demeura néanmoins principauté du roi de Prusse
jusqu’en 1857) et le Congrès de Vienne reconnu la NEUTRALITE de la Suisse.
Ce processus
fait que chaque canton a son statut particulier, en fonction de ce qu’il a
négocié au moment de son adhésion (par exemple Genève est ET une république ET
un canton, de nom officiel « LA
REPUBLIQUE ET CANTON DE GENEVE ». Donc elle a un gouvernement
complet, donc aussi on paye plus
d’impôts qu’ailleurs parce qu’il faut bien nourrir le dit
gouvernement ! Et les cantons qui
ont des frontières communes avec des pays étrangers ont la possibilité de
négocier des accords bilatéraux concernant les problèmes locaux alors que la
politique extérieure fait partie du domaine de la confédération.
La
confédération a comme capitale fédérale Berne et à sa tête un Président élu
pour une année par l’Assemblée fédérale et choisi parmi les membres du Conseil
fédéral. Il est élu pour un an, n’a pas de pouvoirs particuliers et n’est PAS
REELIGIBLE avant SIX ans.
Le pouvoir
exécutif appartient au Conseil confédéral élu pour quatre ans par l’Assemblée
fédérale. Il a SEPT membres et chacun est placé à la tête d’un ministère.
L’Assemblée fédérale
est constituée par la réunion du Conseil national et du Conseils des Etats.
Le Conseil
national représente LE PEUPLE dans son ensemble à raison de 200 députés par
tranche proportionnelle d’habitants dans chaque canton.
Le Conseil
des Etats représente les CANTONS à raison de DEUX REPRESENTANTS par canton et
UN par demi-canton.
L’ACCORD des
DEUX Conseils est INDISPENSABLE pour assurer la validité des lois et arrêtés
-au niveau de la confédération toute entière s’entend car au niveau cantonal,
les cantons font leur propres élections (on dit « votation ») et leur
propre législation.
Le REFERENDUM
est OBLIGATOIRE pour TOUTE MODIFICATION DE LA CONSTITUTION ; il est
FACULTATIF pour les lois ordinaires mais peut être prescrit à la demande de 30
000 citoyens ou de 8 cantons.
UN PROJET DE
LOI REUNISSANT 50.000 SIGNATURES PEUT
ETRE RETENU (aspect de la démocratie directe qui règne en Suisse ;
évidemment on doit PERMETTRE et même FACILITER la collecte de signatures dans
un cas pareil ! et cela vaut aussi pour les 30.000 citoyens mentionnés
ci-dessus !)
Les cantons
ont leur administration autonome et leur souveraineté s’exerce plus
particulièrement dans les domaines de l’instruction publique, de la justice, de
la police, des routes et des ponts et dans le domaine culturel.
Les finances,
les relations extérieures, la défense nationale, les postes, et les chemins de
fers sont du domaine fédéral.
Chaque
citoyen appartient à une commune et c’est dans celle-ci qu’il exerce ses droits
et devoirs de citoyen. On a le droit de MITIGER pour les élection « à
liste » c.à d. choisir la liste d’un parti mais sur celle-ci rayer un nom
ou deux et le remplacer par le nom de quelqu’un qui est sur la liste d’un autre
parti… ça laisse un peu plus de choix aux citoyens perplexes et de possibilités
aux personnalités éminentes… non ?
TOUS les EX-PAT VOTENT PAR CORRESPONDANCE et
c’est leur commune qui est responsable de leur envoyer le courrier à temps avec
toutes les informations pour qu’ils puissent faire leur choix.
Le service
militaire est obligatoire pour les hommes et dure de 18 à 50 ans = on se
présente, on est versé dans une arme et un domaine particulier, on
« touche » son arme et son équipement en conséquence et on le GARDE
CHEZ SOI jusqu’à la fin, étant responsable qu’il soit OPERATIONNEL à tout
moment ! A 50 (peut-être 55 j’oublie ce détail) on retourne à sa caserne
d’origine, on rend ce qui est à rendre et on a le droit de VENDRE son fusil.
On fait 3
mois la première fois, puis on est rappelé chaque année pour des manœuvres de
trois semaines… Evidemment TOUT employeur est tenu de permettre l’absence de
son employé. Il y a des « tirs cantonaux » plusieurs fois par an et
on est convoqué par affiches. On arrive avec son arme on tire, on rend les
douilles et on obtient la quantité dépensée en retour pour la prochaine fois.
TOUT CITOYEN SUISSE MALE EST ARME EN PERMANENCE ! Et il est PRET AU
COMBAT !!
AUCUN PAYS AU
MONDE NE POSSEDE UN TEL SYSTEME DE DEFENSE avec un minimum de stocks en tous
genres puisque le dit stock est dispersé chez les citoyens !…
Il y a un
service civil pour les « pas bons pour le service » qui fonctionne de
la même façon.
Les femmes
peuvent faire partie de l’armée et avoir un certain nombre de formations en
volontaires.
TOUTES LES
PERSONNES habitant régulièrement la Suisse sont tenues à avoir EN PERMANENCE
CHEZ ELLES UN STOCK : un kilo de
sucre, farine, café, etc., denrées de première nécessité par personne sous le
même toit pour le « cas où »… Il y a paraît-il des contrôles
périodiques… Cela vaut pour les maisons de campagnes également !
Les ouvriers
suisses, même en grève, même en manif, même en sachant que l’armée fédérale est
là et qu’elle risque de tirer n’ont JAMAIS sorti leurs fusils militaires ;
ni pour attaquer, ni même pour se
défendre (à Genève en 1936, par exemple) ; ils fabriquaient des barricades
et lançaient des pavés comme leurs collègues des autres pays !….
Industrialisée
et développant son commerce dès le XVIIIème, la Suisse développe aussi son
tourisme profitant de ses montagnes -et de leur climat excellent pour la santé,
tuberculose, problèmes nerveux p.ex.- et de ses lacs (mais interdit les maisons
de jeu et autres casinos) . Elle connaît
certainement les contre-coups des grandes crises mondiales et des
guerres mais devient le « lieu sûr » où siège la Société des Nations
et par la suite le siège européen de l’ONU (Genève)…
On peut
considérer le modèle comme REUSSI, non ?
Tjana
Krauss
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Ce que vous pouvez lire
ailleurs dans la presse
“Le Monde” du
11/06/04 paraissait un article intitulé Les
engagements des grandes formations politiques européennes concernant
les prises de position des partis ou groupes politiques constitués pour le
Parlement Européen. Il est très intéressant de les examiner au regard des
dernières élections pour ce parlement, qui, comme chacun le sait, furent
catastrophiques pour la représentativité dudit parlement, puisque les citoyens
qui ont voté pour ces élections sont moins de la moitié du corps électoral.
Ces prises de position concernent plusieurs
sujets à la mode : La constitution et les institutions (européennes),
l’Europe dans le monde, la politique économique et sociale, les questions de
société et le droit d’asile et l’immigration.
Concernant la constitution européenne et ses
institutions, les partis eurosceptiques
de droite récemment entrés au parlement ou s’y étant renforcés (renforçant par
là la sanction donnée par les abstentionnistes lors du vote pour ce parlement)
ne leur sont pas favorables car trop fédéralistes. Quant aux socialistes, ils
sont divisés, les plus à gauche, comme les PS français et belge trouvent
qu’elles ne sont pas assez sociales, tandis que les travaillistes britanniques
sont ceux-là mêmes qui ont exigé l’éviction de toute réglementation sociale
européenne, pour la grande joie des conservateurs. On pourrait à juste titre se
demander si le Parti Socialiste Européen (PSE), qui comprend ces deux types de
partis opposés sur la réglementation sociale européenne ne serait pas comme ce
Docteur Jekill ou Mr. Hide, présentant au public tantôt un visage tantôt
l’autre.
Concernant la politique économique et sociale, bien
entendu, la droite, le Parti « Populaire » Européen (PPE), est
Thatchérienne bon teint, mais le plus décoiffant vient quant même des Libéraux
(à tout seigneur tout honneur) qui sont pour des « services d'utilité publique efficients,
fiables et durables ». Quand on sait que le terme « développement
durable » qui est la traduction de « sustainable development »
d’Henry Kissinger, a été inventé pour effacer toute référence à l’écologie dans
les programmes de développement des Nations Unies, apparemment, aux yeux des
libéraux, les services publics sont devenus eux aussi une sorte d’espèce en
voie de disparition que l’on présentera aux citoyens derrière des grilles en
or. Le seul groupe politique qui dénonce la privatisation des services publics,
ce sont les Communistes, à croire que le PSE et les Verts ont saisi la notion
de « Services Publics durables » au premier degré.
A la question de la place de l’Europe dans le monde,
l’hémicycle Européen perd de son ordre droite-gauche et ressemble plus à un
kaléidoscope où la ligne d’opposition la plus nette ordonne la Droite française
et les Communistes d’un côté, et les députés britanniques de l’autre. On l’aura
compris, c’est l’Irak qui divise.
Les questions de société concernent en fait surtout
l’écologie (à ce propos tous les partis s’inquiètent du réchauffement
climatique). Voilà enfin un axe sur lequel l’Europe peut se construire. La
question de l’immigration (qui est reprise dans les questions de société) et du
droit d’asile fait beaucoup moins l’unanimité, du moins sur le papier. Là le
spectre gauche-droite marche à plein. C’est l’occasion de remarquer les
contradictions induites entre la politique socio-économique et la politique d’immigration.
Par exemple, le PPE souhaite une politique nataliste pour faire pendant à
l’immigration, en aidant les mères, créer des infrastructures d’accueil pour
les bébés etc. Mais comment cette
politique peut-elle se réaliser en réduisant les impôts ? Les Libéraux,
eux, échappent à la contradiction en montrant le visage de la tolérance et du
multi culturisme. Le PSE aussi, et les deux ensembles joignent les homosexuels
aux opprimes du monde ; ça ne mange pas de pain de gauche.
Que pourrait-on conclure de cette revue des positions
des partis européens ? Que les citoyens européens ont eu tort de bouder
les urnes d’où sortirait leur nouveau Parlement ? Il est certain qu’ils
sont sous informés du rôle de cette institution et qu’ils en sous-estiment les
pouvoirs. Mais ne pensent-ils pas aussi que la partie du pouvoir qui leur
échappera, à eux et à leurs députés, européens plus que nationaux, est de
toutes façons l’essentielle, le pouvoir financier.
Frédéric
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