BULLETIN

 

          ADFE-GRECE

 

             Athènes

 

Novembre- Décembre 2003

 

Le projet de constitution européenne qui devait être adopté à la mi-Décembre au Conseil Européen de Rome, est analysé par ATTAC dans un texte (voir le site ADFE ou bien le site d’ATTAC) appelant aux contre-propositions de la part des membres de cette organisation. Bien qu’il soit peut–être un peu tard pour que nous y ajoutions maintenant nos suggestions (et même si pour d’autres raisons il a capoté), il est important de rester mobilisés, comme le montre le texte mentionné ci-dessus, contre un projet de constitution qui comporterait des clauses rendant les services publics « uniquement tolérés dans le cadre contraignant du respect de la concurrence, menacés de saisine de la Cour de justice en cas de  «situation privilégiée » sur le  « marché »  ».

Par ailleurs, la rencontre d’Attac à Egine les 24 et 26 Octobre derniers, où se sont retrouvés les représentants de cette organisation provenant de 12 pays (Espagne, France, Italie, Autriche,  Allemagne, Belgique, Norvège, Suède, Finlande, Hongrie, Pologne et Grèce) a débouché sur des lignes d’action dont l’une a pour but la tenue d’un referendum dans le plus de pays possible pour approuver ou non la constitution européenne. Dans la même ligne d’action, il est demandé aux militants d’Attac de faire campagne contre ce projet de constitution.

Vu que le projet de constitution européenne est d’inspiration libérale, dans la dynamique de la chute de la référence étatiste communiste, il serait dommage, en effet, de sceller pour longtemps le fonctionnement « social » de la première puissance économique du monde sur un modèle qui a fait ses preuves en tant que contraire du bon fonctionnement. A l’heure où l’Amérique latine toute entière ainsi que les pays de l’Asie du Sud-Est socialement et économiquement victimes du libéralisme se détournent de ce modèle (voir aussi l’échec des négociations sur l’OMC a Cancun et de l’ALCA pour les Amériques a Miami), le seul pôle alternatif actuel pour un monde socialement meilleur, qui est l’Europe, jouerait-il les seconds rôles dans une tragi-comédie vouée aux tomates et dont les metteurs en scène sont bons pour la prison ?

Le monde a besoin de justice. A l’heure actuelle, seule l’Europe peut lui en apporter autrement qu’à travers une quelconque colère divine. Si l’Europe ne le fait pas, elle passerait à côté de sa raison d’être, et risquerait purement et simplement la disparition en tant que facteur historique actif.

 

La rédaction

Sommaire

Page 1 : A la une, Nos rendez-vous 

Page 2 : Elections européennes de 2004;

Informations sur la protection sociale

Page 3 : Témoignage (Soirée  Beaujolais Nouveau).

Page 4 : Point de vue littéraire : Occident

 

 

 

Rédaction

Frédéric BENDALI : 210 69 98 132 frej@e-free.gr

Tiana KRAUSS : 210 36 11 518 tjana@otenet.gr

Contacts avec l’ADFE-Grèce

Chantal PICHARLES : 210 60 13 848 manuchan@otenet.gr

Elisabeth CHALKIADAKIS : 210 61 25 061 ebourdon@hol.gr

Bernard JENKINS : 210 65 11 163 bernard@microchip.gr

Hélène TSIPOURIDOU: 697 77 77 825

Françoise AVGERI: Thessalonique: 2310 31 10 83

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 


Prochaines rencontres

 

Le jeudi 15 Janvier 2 004 pour la galette des Rois, en principe à la taverne Xilina, Kaisariani.

 

 

  

 

 

Elections européennes de juin 2 004

 

  Malgré les simplifications électorales de dernière heure accordées par le Ministère de l’Intérieur (essentiellement la possibilité de s’inscrire dans la commune d’un de vos parents jusqu’au 4ème degré et de désigner un mandataire par simple déclaration sur l’honneur) vous serez sans doute assez nombreux à préférer voter en personne, ce que permet la loi 2003-327 du 11 avril 2 003, à condition d’apporter votre suffrage à un candidat grec.

  Il faut, pour cela, se faire inscrire sur la liste électorale de votre domicile en Grèce, ce que l’ordonnance ministérielle annonce possible, par correspondance et jusqu’au 15 avril 2004. Mais des renseignements locaux disent de le faire en personne auprès de votre mairie locale ou « dimarchia » et ce, avant le 29 février 2004.

  Il convient en général de montrer votre permis de séjour. Si vous n’en avez pas ou plus, la « police des étrangers » à Sépolia, rue Antigonis, non loin de la place du 28 octobre, vous en délivrera un sur présentation de votre passeport.

  Il est prudent de se munir de photocopies de factures d’eau et/ou d’électricité vieilles de un à deux ans à votre nom, au cas où la mairie voudrait une preuve de votre résidence dans sa commune.

  Il vous faudra enfin rédiger une déclaration sur l’honneur, en grec, que vous renoncer à voter dans votre pays d’origine pour cette élection. L’employé se fera un plaisir de vous aider dans la rédaction du texte, déjà très simplifié par l’utilisation d’un imprimé très général encore disponible dans bien des « périptéra ».

  Pour votre gouverne, sachez que les Eurodéputés grecs sont 16, répartis dans les quatre partis principaux : PASOK – Nouvelle Démocratie – Synaspismos – Parti Communiste, ce qui vous donne un choix politique assez large.

  Nous reviendrons sur ces élections quand les listes officielles de candidatures seront publiées.

                                                  

                                                                                           BERNARD

 

 

Informations sur la protection sociale

 

 

Protection sociale des expatriés:

 

 

1. Couverture par le régime français de Sécurité Sociale

Des dérogations au principe de l'affiliation obligatoire des salariés recrutés en Grèce au régime hellénique de sécurité sociale (IKA), sont prévues pour les salariés détachés par leur entreprise, qui restent affiliés au régime de leur pays d'origine pendant la durée de leur mission, dans une limite de 12 mois. Ce délai peut être prolongé jusqu'à l'achèvement de l'ouvrage sous réserve de l'autorisation du pays d'accueil (règlement communautaire 1408/71),

L'assujettissement à la Sécurité Sociale française permet à l'assuré de bénéficier de prestations d'assurance maladie-maternité du régime grec, sur présentation du formulaire E 104 (délivré par la CPAM) à l'organisme grec de sécurité sociale IKA.

 

2. Assujettissement à l'IKA du salarié de droit local

Le travailleur français engagé en Grèce sous contrat de droit local doit être affilié au régime grec de sécurité sociale:

 

Principe d'affiliation des salariés à l'IKA

Le salarié de droit local doit être affilié au régime grec de sécurité sociale IKA.

Les contributions à l'IKA s'élèvent à 43,86% du salaire (en catégorie normale) dont 15,90% de part salariale et 27,96% de part patronale.

Dans les catégories "emploi pénible" (travail de force) les charges sont de 49,46% dont 19,35% de part salariale et 30,11% de part patronale.

Pour les travailleurs ayant été affiliés à un régime de sécurité sociale avant 1993, elles sont calculées sur un plafond de 1960,25 € par mois.

Comme les salaires, les contributions sociales sont versées sur 14 mois.

 

Protection maladie

Les salariés affiliés à l'IKA ont droit aux soins de santé en cas d'urgence, pendant un séjour temporaire en France, quel qu'en soit le motif, sur présentation du formulaire E 111 (délivré par l'IKA) dans les mêmes conditions que les assurés du régime français. Les indemnités journalières seront alors versées par l'IKA.

Si le formulaire E 111 n'a pu être présenté à l'organisme français de sécurité sociale, l'assuré peut se faire rembourser a posteriori par l'IKA, sur la base des tarifs français de responsabilité.

Le travailleur salarié affilié à l'IKA, en arrêt de travail pour maladie, maternité ou accident du travail peut soit avoir droit aux soins et aux indemnités journalières du régime grec, soit se faire soigner en France. Il doit, en ce dernier cas, demander l'autorisation à l'IKA (formulaires CE.E 112 ou 123), qui appréciera quelle est la solution la plus appropriée, en fonction de l'état de santé de l'assuré.

En raison du faible niveau des prestations de l'IKA, les nationaux français peuvent souscrire à une protection complémentaire ou une assurance volontaire auprès de la Caisse des Français de l'étranger  ou d'une assurance privée.

 

Protection vieillesse

Pour les travailleurs ayant exercé en France et en Grèce, les droits à la retraite sont déterminés par les institutions compétentes des deux pays, qui déterminent chacune le montant de la pension nationale dont l'assuré peut bénéficier au titre des périodes accomplies dans l'Etat en cause. L'assuré peut ainsi recevoir une pension de retraite de la part des deux pays, calculée au prorata de ses cotisations.

Les salariés ont également la possibilité de totaliser les points acquis dans les autres pays de l'Union européenne. Il est alors nécessaire de présenter les formulaires E 202 et 205 lors de la constitution du dossier de retraite.

 

Pour plus d'informations, consulter le site de l'IKA (www.ika.gr)

 

Marie-JO

 

TEMOIGNAGE

SOIREE DU BEAUJOLAIS NOUVEAU - ASSOCIATION D’ENTRAIDE.

 

   Vendredi 28-11, nous nous sommes retrouvés nombreux à soutenir l’Entraide (ou le Beaujolais ?!!). C’était convivial, copieux, sympathique et vivant avec de nombreuses expressions artistiques. Bravo la troupe de théâtre du L. F. H !

Personnellement je n’aime pas beaucoup, ou plus, le Beaujolais et je n’avais pas la forme pour faire la fête. J’y suis allée pour l’Entraide, pour Marie-José Vassilikos, je le leur devais, tout comme je leur dois d’expliquer pourquoi (même si ça me gêne un peu de m’exposer).

   Pour moi ce type d’association est un palliatif à des situations qui, disons-le brièvement, devraient être résolues par une politique sociale plus efficace. Mais en attendant « un monde plus juste » pour lequel on se bat, l’Entraide permet de parer « au plus pressé ».

   Cela fait de longues années  que je connais l’existence de l’Entraide et je n’avais heureusement jamais eu besoin de son aide jusqu'à cette année où, je n’ai pas pu faire autrement que de la demander. (mais je ne vous donnerai pas de détails sur la raison, par pudeur et parce que ce n’est pas là l’important) : je ne doutais pas de la bonne volonté des membres de cette association, ni même de leur efficacité à soulager, dans les limites de leurs moyens, les personnes en difficulté, par contre j’avais  peur d’un comportement condescendant humiliant. Or mes craintes ont vite été aplanies par l’attitude très saine et fine de Marie-José qui a eu la délicatesse de me mettre à l’aise.

Je n’ai pas obtenu ce que je demandais, j’ai reçu mieux.

   Ce qui m’a beaucoup touchée ensuite, c’est qu’en plein milieu de l’été, je me suis retrouvée assez esseulée dans une Athènes vidée de mes connaissances et amis qui profitaient de leur bon droit de se reposer en vacances, Marie-José a pensé à m’appeler pour savoir « où j’en étais » et m’a proposé à nouveau une aide que je n’osais pas réclamer…Un puits dans la traversée du désert ! Une lueur au milieu du tunnel en attendant d’en voir le bout ! Peu importe si ce sont des images rabâchées, ce n’est certainement pas un hasard si elles illustrent tout à fait ce que j’ai ressenti et cela aide énormément pour continuer à se battre pour sa survie.

   Merci Marie-José Vassilikos ! et merci l’Entraide puisque je sais que derrière M-J il y a toute une équipe qui  a soutenu son action.( « et bon nombre d’amateurs de Beaujolais qui ont permis de renflouer les caisses !!! », note de Chantal, )

 

   Je tiens aussi à préciser que le service des affaires sociales et de l’emploi du consulat n’a pas été avare d’informations, de conseils et d’aides pratiques apportés d’une manière irréprochable.

 

                                               CHRISTINE

 

Point de vue littéraire

 

Occident

 

Ils vinrent de l’Est, à pied, à cheval, en bateau,

Au Couchant et sa forêt que borde l’Océan.

Qui étaient-ils nos ancêtres ? Poussés par quel vent ?

Ils conquirent le monde hors l’Europe entourée d’eau.

 

Mais d’abord c’est le monde qui leur porta l’airain.

César, en montrant les voies romaines, leur fit part :

«C’est la civilisation. Barbare à l’écart! »

Mais ces voies menaient toutes à Rome. Sont-ils Romains ?

 

Beaucoup de barbares le crurent, même les voies perdues.

Ils entendirent alors des voix de l’Orient,

Parler de Jérusalem et de Dieu l’Enfant.

Voilà ! C’est là-bas le but, la Ville du salut !

 

Arthur, Perceval, Richard et Don Quichotte

Partirent à la quête d’un Graal inaccessible.

Certains eurent la Pierre Philosophale pour cible

Et découvrirent la voie ancienne vers la jujeotte.

 

Tel le laboureur de la fable, ils labourèrent…

Et trouvèrent la méthode tandis qu’ils cherchaient l’or.

Mais méthode sans sagesse n’est que squelette sans corps;

Verdun, Auschwitz, Hiroshima le prouvèrent.

 

Et puis nos aïeux découvrirent les Droits de l’Homme,

Ils en manquaient tant ! Nouvellement humains, ils virent

Les autres autrement : « Voilà les Barbares », qu’ils dirent,

« Il faut les humaniser, ou les tuer, en somme ».

 

Allez, la Terre en a vu d’autres, nous passerons

Nous aussi. Mais avant que le vent change, plantons

Bien l’esprit qui aidera nos petits-enfants.

Pour qu’on dise d’eux : « Cette nation est grande par ses gens ».

 

Frédéric