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BULLETIN ADFE - Athènes
Novembre – Décembre 2005 |
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L’étincelle qui
mit le feu aux poudres des banlieues françaises est la mort de deux adolescents en
liaison avec une opération de police. L’holocauste d’automobiles qui l’a
suivi a entraîné quelque chose de nouveau en France, qui aura des
répercussions ailleurs aussi. D’aucuns se souviennent, dans les
années 80, des voix autorisée à la radio et à la
télé, qui, d’un ton très pédagogique, nous
expliquaient que ceux qui étaient inadaptés (c’est-à-dire
les prolos) n’avaient pas de place dans la société post moderne. Cette
manière très huppée (à la française) de
déclarer la guerre sociale aux plus faibles n’avait pas choqué la
majorité de la population de ce pays, car cette majorité
n’était pas visée. La scélératesse de cette
déclaration de guerre, par contre, fut ressentie par les chômeurs,
les licenciés et les chômeurs en puissance que sont les jeunes
encore à l’école. Jusqu’à présent la guerre
marchait bien pour les libéraux ; l’idéal prolétaire
était pulvérisé, les syndicats culpabilisés (le
lâchage des chômeurs y est pour quelque chose), les salaires
mitraillés et les marginaux repoussés dans le Tartare. Mais, même
si le peuple Français, grâce à la télé, se
croyait presque tout entier à Versailles, ceux qui n’y étaient pas
se sont retrouvés à la Bastille. Car c’est en France que les
cocktails Molotov ont volé, non en Angleterre, qui possède autant
sinon plus de marginaux, et, pour faire plaisir aux tenants du conflit de
civilisation, d’allogènes. C’est en France qu’on fait la
révolution. Celle-ci est le fondement de la France moderne, et les
post-modernes sont ceux justement qui veulent en finir avec cette France, peut
être pour faire la boucle sur Versailles. Indépendamment de
l’origine plus ou moins lointaine des casseurs (Parmi les plus lourdement
condamnés – 4 mois ferme à Arras - il est des Français du
terroir), ils nous rappellent l’essence de la nation Française à
la quelle ils participent, de gré ou de force, comme chacun d’entre
nous. Ils ont ressuscité, en dehors de tout parti et de toute logique politiques,
un acte mythifié de la République.
Scélératesse pour
scélératesse, la guerre aux pauvres fait appel au racisme qui les
assimile aux étrangers. Maintenant encore, après la première
vague de la révolte, les médias insistent sur l’origine
étrangère des jeunes casseurs, tentant de trouver des solutions
chez les Anglais qui séparent bien leurs « colorés »
des pâles. Nos politiques seraient même tentés de vendre les
jeunes des banlieues aux intégristes musulmans pour qu’ils
acquièrent une forme de soumission quelle qu’elle soit. Mais cette
révolte est le début de l’intégration. Fasse que Sarkozy
ne désintègre pas tout le pays !
La rédaction
Sommaire Page
1 : A la une Page 2 : Nos
rencontres ; La vie des Français de Grèce et de
l’étranger : La
place de la culture
française en Grèce et en Turquie Page 3 : Vie politique : Etes-vous sûrs de bien savoir dans quelle Europe nous
vivons ? ; La gauche et la rue Rédaction Frédéric
BENDALI : 210 69 98 132 frej@otenet.gr
Tiana
KRAUSS : 210 36 11 518 tjana@otenet.gr Contacts avec l’ADFE-Athènes Chantal
PICHARLES : 210 60 13 848 chantalgrece@yahoo.fr Elisabeth CHALKIADAKIS : 210 61 25 061 eli@elysee.com.gr Bernard
JENKINS : 210 65 11 163 bjenkins@otenet.gr
Thessalonique:
Françoise AVGERI: 2310 31 10 83 fravgeri@hotmail.com
Nos rencontres
Les 3 et 4 Décembre, une
délégation de trois membres de la section d’Athènes de
l’ADFE (son président, Chantal Picharles, son secrétaire
général, Elisabeth Bourdon, et Frédéric Bendali, le
rédacteur en chef du présent bulletin) s’est déplacée
à Istanbul afin de rencontrer sa section de notre association. Lors de
cette rencontre on a discuté de la liste des candidats à
l’élection pour faire partie des l’Assemblée des Français
de l’Etranger, ainsi que de sa profession de foi. Ce fut l‘occasion de mieux se
connaître et de resserrer ses liens de part et autre de la mer
Egée. L’accueil des camarades de Turquie fut très chaleureux.
Nous avons eu le temps de constater leur amour pour la culture en
général, et en particulier pour tout ce qui concerne l’histoire
du pays qui les héberge. C’est pour cela que nous avons pu, nous aussi,
profiter de cette culture, grâce à leur dévouement à
nous guider dans la Ville légendaire. Et dans la culture il y a aussi la
cuisine. Nous ne sourions trop vous recommander les petits restos de Péra,
et en particulier celui (dont j’ai oublié le nom) du coin Nord – Est de la place de la Tour de Galata !
Frédéric
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La vie des Français de
Grèce et de l’étranger
La
place de la culture française en
Grèce et en Turquie
La rencontre entre les sections
d’Athènes et d’Istanbul de l’ADFE les 3 et 4 Décembre dernier
(voir ci-dessus) a permis de constater des problèmes locaux liés
à un contexte général. Nous relatons ici une part des
discussions qui ont eu lieu à cette rencontre et qui ont fait l’objet
d’un compte-rendu de Jean Nicolas Lefilleul, secrétaire
général de la section d’Istanboul. Le contexte général
dont il est question ici est la place de la France et de la culture
française dans le monde. Ce contexte ne donne pas forcément les
mêmes effets locaux en Grèce et en Turquie, mais la lutte pour la
résolution de ces problèmes doit être commune, au moins en
ce qui concerne leur cause commune. La Grèce est entrée en
fanfare, l’année dernière, dans l’Organisation de la
Francophonie, avec la participation d’artistes français et grecs de
renom, mais depuis, peu d’illustrations de la
francophonie dans ce pays ont été perceptibles. Par exemple,
l'anglais est enseigné en première langue et les
élèves grecs ont le choix, en deuxième langue
étrangère, entre le français et allemand ; mais dans
les écoles primaires publiques c'est l'allemand qui est surtout choisi
et l'on apprend peu le français. En
Grèce un grand nombre de gens enseignent le français en cours
particuliers pour vivre ; la position secondaire prise par la langue et la
culture française dans ce pays leur est défavorable. La lutte
pour la survie de la culture française n’est pas seulement à voir
sous l’aspect étroit d’assistanat que l’on donne actuellement aujourd’hui,
que ce soit à travers des subventions des Etats francophones ou bien
à travers ceux de leurs entreprises. La culture n’est pas à
confondre avec la tradition. Cette dernière, en effet, n’est qu’un
squelette qui peut faire très bien dans un musée, mais c’est
tout. La culture inclut la partie vivante d’un peuple, celle qui lui permet,
par delà ses traditions indispensables à son identité, de
trouver des solutions à sa survie, y compris lorsque les problèmes sont économiques. C’est
à travers son génie propre qu’une culture peut survivre. En
Turquie, les dérives sarkoziennes de la politique française
(remise en cause du droit du sol, contrôle abusif de l'immigration,
répression et politique sécuritaire à tout crin), qui sont
contraires au mythe fondateur de la France moderne, sont perçues par les
Français résidents comme une dégradation de l’image de
leur pays, dont ils seront un jour ou l’autre, victimes, économiquement
ou autrement. En Grèce comme en Turquie, la désaffection de la
culture française (momentanément freinée par la prestation
remarquable de Villepin à l’ONU avant l’invasion de l’Irak par les
Américains) ne pourra que poursuivre son cours si nos dirigeants de
Paris, l’œil fixé sur les indicateurs économiques,
continuent d’ignorer que le fond de commerce est un capital majeur dont la
composante essentielle est le rapport au voisinage.
Chantal, Elisabeth, Jean
- Nicolas et Frédéric
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Vie politique
Etes-vous sûrs de bien
savoir dans quelle Europe nous vivons ?
Bien sûr que l’Union Européenne est démocratique,
puisqu’elle est constituée de pays démocratiques ! … Voire.
Cette assertion ne va pas de soi. Ses institutions ne sont celles d’aucun pays
la constituant et sont d’ailleurs très originales dans le monde.
Traditionnellement, pour juger du caractère démocratique d’un
pays, on regarde s’il y a séparation des pouvoirs, et si les pouvoirs
législatifs et exécutifs sont bien issus du suffrage universel.
Généralement, le pouvoir législatif démocratique
est le fait d’une assemblée élue directement par le peuple. En ce
qui concerne l’UE, ce n’est pas le cas, puisque ce pouvoir est partagé
entre le Parlement Européen d’une part, et le Conseil des Ministres des
Etats Membres de l’autre (le Conseil changeant de ministres en fonction du
thème traité). En ce qui concerne l’exécutif, ça
s’aggrave, puisque celui-ci, théoriquement subordonné au
même Conseil des Ministres, est en fait délégué
à la Commission. Mais toute proposition de textes législatifs
destinés à être votés par le Conseil des Ministres
est aussi déléguée à la Commission. Savez-vous le
pire ? Il y a des décisions du Conseil qui doivent se prendre
à l’unanimité, celles, justement qui ne souffrent pas de
codécision avec le Parlement. Cet automne, une de ces décisions
devait être prise, concernant, vous l’avez deviné, un maïs
OGM, le 1507. Le Conseil des Ministres n’a pas réussi à trouver
l’unanimité, pour la nième fois, sur l’acceptation ou le rejet de
l’autorisation de mise sur le marché Européen de ce mutant. Selon
vous, dans un pays démocratique, lorsque les élus ne sont pas
d’accord pour une décision, que font ils ? Ils se tapent sur
l’épaule et jettent le texte à la poubelle. Eh bien dans l’Union
(Démocratique) Européenne, ces élus du Peuple se
débarrassent de leur mandat populaire et laissent à la Commission
le soin de décider du sort des citoyens. Et c’est ce qui s’est
passé le 3 Novembre dernier, la Commission a autorisé royalement
la mise sur le marché du maïs 1507 (seulement pour les animaux,
mais ceux qu’on mange sans savoir ce qu’ils mangent).
Résumons-nous : Si le Conseil des Ministres est d’accord
à l’unanimité pour refuser l’autorisation de mise sur le
marché d’un OGM, celui-ci va à la poubelle, mais si un seul des
Etats – Membres n’est pas d’accord, alors la Commission balaie toute
démocratie et autorise la multinationale (et ses actionnaires) à
nous faire avaler ses produits de laboratoire. Ce n’est plus du déficit
démocratique, c’est de la démocratie de carton-pâte.
Frédéric
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La Gauche et la rue
Le dernier
week-end d’octobre le « Parti de la Gauche Européenne » a tenu
son premier congrès régulier à Athènes – hôte
SYNASPISMOS.
Quelques 300
congressistes et invités se sont retrouvés au Stadion Irinis kai
Filias parmi lesquels il y avait les 25 partis membres représentant 20
pays européens.
J’attends
toujours les documents de la rencontre pour vous en parler plus en
détail.
A la fin de
la rencontre – oh surprise !! Que j’ai vue à la
télé … - la salle debout a chanté l’Internationale,
ce qui était passé de mode depuis les années 70… Ils ont
même levé le poing (certains avaient oublié que l’on
lève le poing gauche bien fermé et le bras formant un angle droit
= parce que le cœur est à gauche m’avait-on appris dans le temps
où ce geste était coutumier…) On entendait par les hauts parleurs
l’Internationale en français qui est la langue originale alors que la
salle chantait chacun dans sa langue … Eh oui les Allemands ont Marx, les
Russes Lénine, les Italiens Gramsci, etc. Mais nous – cocorico - on a
Eugène Pottier et l’Internationale…
Le
problème n’est pas de la chanter mais de penser aux « damnés
de la terre » …
Et il y en a
de plus en plus ….
Ils se sont
manifestés avec fracas dans les banlieues des grandes villes
françaises en novembre … Sans avoir naturellement la moindre idée
du nouveau parti paneuropéen, ni le moindre lien avec un quelconque
parti, syndicat ou autre forme d’organisation sociale.
Cette
« insurrection », malgré ce qui a pu être dit, ne
ressemble en rien à mai 68 pour la simple mais excellente raison qu’en
68 il y a eu quelques 20 millions de grévistes pour appuyer la manifs de
rue. Cette fois-ci aucun parti de gauche et aucun syndicat ne s’est senti
obligé de manifester sa solidarité avec les jeunes en
colère…
Les jeunes
ont reposé avec acuité le grand problème de la violence et
de son utilisation, question qui a divisé le mouvement ouvrier,
socialiste et communiste dès leur création. J’en reparlerai
bientôt car s’est un vaste problème.
On a pu
constaté aussi qu’une « appellation » pour le moins
négative, inventée par les jeunes eux-mêmes en guise
d’humour noir, qui est « beur », ne les dérange
évidemment pas du tout et a obtenu ses « lettres de noblesse »
et même son féminin « beurette », alors qu’un mot
équivalent sorti de la bouche d’un officiel les a mis en rage comme on
pouvait le prévoir, si on voulait prévoir et préserver la
dignité d’une partie de la population qui souffre déjà de
pas mal de handicaps ! Pour ceux qui ne savent pas ou n’y ont pas
pensé, il faut se dire que le mot « beur » est du verlan et si
on remet les syllabes dans l’ordre ça donne « rebus » !
Ca vaut bien « racaille » … Tout dépend de celui qui
« jette le mot dans l’arène sociale » !!
Le vrai mot
que personne n’ose dire c’est « superflus » ! Comme l’explique
très bien l’économiste allemand Ulrich Beck dans un article paru
dans un journal allemand et reproduit par le grand journal
espagnol « El Pais »,
l’insoluble problème est que le capitalisme « de
papa », qui a fait venir les parents et les grands parents de ces jeunes,
car il avait nettement plus de boulot que de bras pour le faire – et de ce fait
ces derniers ont pu s’intégrer, car le Beu A BA de l’intégration
c’est d’avoir un travail donc un revenu et une place dans la
société - n’existe plus ! Dans ce capitalisme il y avait des
riches et des pauvres mais les pauvres étaient indispensables aux riches
pour continuer à être riches et s’enrichir davantage. Dans le
système actuel « mondialisé » cela ne marche plus
nécessairement comme cela. Les riches deviennent plus riches sans les
pauvres. Le CAC et le DOW JONES les ont
remplacés pour une énorme part, dans les sociétés
occidentales en tout cas. Ainsi, maintenant « blancs-blacks-beurs »,
toute cette « réserve » dont parle Marx est tout à fait
superflue = les usines sont parties en des lieux exotiques pour cause de
délocalisation, les technologies ont changé, on a besoin de
beaucoup moins de bras et en plus de bras de haut niveau technique. Là
gît le lièvre !!!
Cependant,
des sociétés qui se targuent d’être
« civilisées », « démocratiques »,
« tolérantes » ne devraient pas se permettre de passer des
heures et des tonnes d’encre à discuter du mariage des homosexuels tout
en jetant à la poubelle comme des kleenex usagés (pour ne pas
dire quelque chose de plus dur) des êtres humains dont les parents et
grands-parents ont fait la richesse du pays. En plus en vertu du « droit
du sol » ils sont Français et bien Français et ils ont
été scolarisés en France et ce n’est pas parce qu’ils
parlent verlan qu’ils ne connaissent « notre» langue.
Dès la
sortie de la réforme du système scolaire, après mai 68,
dont les accords prévoyaient le maintien des jeunes à
l’école jusqu’à 16 ans, les enseignants et bien d’autres avaient
signalé qu’il était absurde de maintenir les adolescents à
l’école alors que ces deux années supplémentaires n’étaient
sanctionnées par aucun diplôme ou examen ou quelque chose, enfin,
de valorisant, non seulement personnellement et psychologiquement, mais aussi
professionnellement. Ils signalaient le danger qu’ils se
désintéressent de l’enseignement qu’ils recevaient et qu’ils
sèment plus ou moins des désordres en classe, comme dans
l’école en général. Ils ont été des
« voix prêchant dans le désert »… les résultats
sont là…
Pour ceux qui
n’ont pas l’âge de savoir, je signale que dans les années 60 Paris
n’était pas bordé de banlieues merdiques mais de BIDONVILLES sans
rues, sans égouts, sans eau courante etc., de vrais
« Favellas » au cœur de l’Europe civilisée et
riche ! Mais à l’époque il y avait plus de boulot que de
gens pour le faire donc ni le faciès, ni l’adresse n’empêchaient
les patrons d’embaucher à tour de bras et personne ne parlait
d’intégration, de beurs, de blacks, de racaille … Il y a eu des
histoires dures et beaucoup de luttes auxquelles on n’a pas donné grande
publicité quand on a décidé de démolir ces
bidonvilles pour que les gens soient relogés convenablement … Et on a
débouché sur les banlieues d’aujourd’hui sauf qu’à
l’époque les bâtiment étaient flambants neufs mais aussi
« béton » qu’aujourd’hui … Là aussi le boulot à
gogo a absorbé toutes les éventuelles réactions…
Ces
dernières années il y a tellement de misère dans Paris (et
ailleurs) qu’on a été obligés de créer le SAMU
social et qu’on ne sait que faire des
jeunes en colère mais aussi des SDF et autres catégories de la
population tombées dans la pauvreté façon XXIème
siècle !!
Ce n’est donc
pas la peine de parler architecture et urbanisme comme on commence à le
faire, ni chercher partout la main de Ben Laden et de la Mafia … La
première chose à faire avec ces jeunes ce n’est pas non plus de
chercher des tartines de mesures qui seront prises « d’en haut » et
catapultées sur eux !
La
première chose à faire donc ce serait de les considérer
comme des êtres normaux et des citoyens (puisqu’ils le sont en
plus !!) et d’envoyer les travailleurs sociaux par exemple leur demander
ce qu’ils préconisent eux-mêmes pour se sentir bien dans notre
société = c’est la seule démarche véritablement
démocratique ! Mais cette démocratie-là reste encore
à inventer pour eux comme pour nous !!
Tjana K.
PS : Je
termine ce texte et entend aux infos que des jeunes – pas des banlieusards - se
sont battus longuement dans la nuit de samedi à dimanche à Rennes
parce que la Police a interdit une rave party à laquelle ils voulaient
participer = les leçons de
civisme pour les jeunes telles qu’elles découlent de la politique
Sarkozy font tâche d’huile !
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